Yves Grandmaison dit avoir amassé 5000 noms sur la pétition s'opposant à la transformation de la chapelle de l'hôpital. (photo archives: Dany Jacques)
Injonction en vue pour stopper les travaux à la chapelle de l'hôpital
Les opposants songent à amorcer une démarche juridique pour stopper les travaux prévus ce printemps à la chapelle du Centre de santé et de services sociaux de Memphrémagog.
Richard Parenteau, Serge Leblanc et René St-Martin accompagnent maintenant Yves Grandmaison, qui pilote la résistance contre les intentions de la direction de l'hôpital magogois.
Ce groupe a d'ailleurs retransmis ses doléances à l'occasion d'une réunion d'information offerte aux résidents de cet établissement de santé, le 25 février dernier.
Ils sont aussi derrière les démarches auprès d'un avocat pour savoir si une injonction pourrait renverser la vapeur.
Serge Leblanc demande du temps pour analyser les besoins et la réponse de la population, qu'il juge légitimes dans les deux cas. Il suggère d'attendre la construction de la nouvelle urgence pour y ériger, par la suite, des bureaux à l'étage de l'urgence, même si cette option coûte un peu plus cher. «Québec accorde des millions de dollars pour embaucher du personnel, mais les locaux ne suivent pas le rythme. Il faut faire pression sur le ministère de la Santé pour ajuster le tir», indique M.Leblanc.
Selon M. Grandmaison, la pétition s'opposant à la transformation de la chapelle atteint déjà 5000 signataires amassés aux quatre coins de la MRC de Memphrémagog. Il invite aussi les autres opposants à se présenter à la prochaine séance publique du conseil d'administration du centre hospitalier, qui se tiendra le mardi 11 mars à compter de 19 h.
La direction de l'hôpital motive sa décision en répétant les besoins criants en matière d'espaces de consultations nécessaires pour mieux accommoder la clientèle. Elle précise aussi que la chapelle ne fermera pas ses portes en raison des travaux de réaménagement. Ce lieu de culte deviendra plus petit, mais pourra accueillir une trentaine de fidèles tous les jours. Des cloisons amovibles permettront aussi à plus d'une soixantaine de fidèles d'assister à la messe du dimanche.