Parmi les 17 artisans de la pièce «Mauvais quart d'heure», on retrouve Nathalie Séguin, Miguel Boily-Roy, Élodie Mériaux, Karl L'Espérance et Antoine Hooper. (photo: Vincent Cliche)
«Mauvais quart d'heure» pour de jeunes comédiens
Les 17 personnages de la pièce «Mauvais quart d'heure», présentée au théâtre Léonard St-Laurent de Sherbrooke du 13 au 15 mars prochain, auront leur lot de mauvaises nouvelles, comme l'indique le titre de l'œuvre, mais cela n'empêchera pas les spectateurs de passer du bon temps.
À mi-chemin entre l'absurde, la comédie et le drame, «Mauvais quart d'heure» a été écrite par la cuvée 2003-2004 de La Caravane de l'école secondaire de La Ruche. Quatre ans plus tard, deux anciens élèves de cette classe, Karl L'Espérance et Miguel Boily-Roy, font revivre les personnages qu'ils ont créés. «Lorsqu'on a fondé notre compagnie de théâtre, Les Zannis artpailleurs, on se demandait quoi jouer pour notre première production», se rappelle Miguel Boily-Roy. «Vu qu'on l'avait déjà jouée, on savait où étaient ses points forts et ses plus faibles, mentionne Karl L'Espérance. On a l'avantage de l'avoir jouée, alors, à la limite, c'est un peu réconfortant.»
«Mauvais quart d'heure» raconte l'histoire de familles assez différentes les unes des autres. Un jour, le personnage de Lorraine Trudel, une chanteuse ratée interprétée par Nathalie Séguin, invite ces gens à une réception dans son immeuble. Arrive alors un «tremblement de terre» qui changera le cours de leur vie. «Les personnages sont alors catapultés dans l'univers de leurs voisins. Tout bascule de façon inexpliquée, mais, à la fin, ça prend tout son sens», raconte Karl L'Espérance, qui porte aussi le chapeau de metteur en scène et comédien dans cette pièce.
«On début, les spectateurs rient beaucoup, mais plus le show avance, plus ils vont rire jaune. Ça amène les gens à réfléchir», explique Élodie Mériaux, en racontant l'atmosphère de la pièce.
Avec 17 comédiens sur scène, dont plusieurs sont originaires de Magog, la tâche a été relativement lourde pour trouver un moment de répétition qui adonnait à tout le monde. «Ça toujours été un stress, convient Karl L'Espérance, mais c'était vraiment l'année où jamais pour la jouer.» Antoine Hooper, qui tient le rôle de Cyril Groleau dans la pièce, admire le travail effectué. «Ça permet à des gens qui ont terminé leurs études en théâtre de continuer. Quand on a ça dans le cœur, c'est difficile de s'en départir», dit-il avec un brin d'émotions.
On peut se procurer des billets en prévente au coût de 10 $ en contactant le 819 345-5275. Ils seront aussi disponibles à la porte lors des représentations, mais à un prix de 12 $.