Le groupe Metao lancera son deuxième album le 20 février prochain, au Granada de Sherbrooke. À l'avant, on reconnaît le guitariste et le batteur de la formation, Julien Philippe et Martin Plante. Ils sont accompagnés de Simon Lupien (clavier) et de Samuel Poulin (voix). Le bassiste Carl Lacroix était absent lors de la photo. (photo: Vincent Cliche)
Le groupe Metao lance son deuxième album
Après avoir enregistré un album promotionnel l'an dernier, les cinq membres du groupe Metao récidivent avec un second disque, qu'ils lanceront en grandes pompes au théâtre Granada de Sherbrooke, le 20 février prochain.
Tout d'abord, Metao (il faut prononcer mé-ta-o) est composé de cinq jeunes hommes dans la vingtaine, tous inspirés de groupes tels Pink Floyd, System of a down et Dream Theater, qui leur permettront par la suite de se donner un son bien à eux. Les paroles sont chantées par le Magogois d'origine Samuel Poulin, qui est accompagné de Julien Philippe à la guitare, de Simon Lupien au clavier, de Martin Plante à la batterie et de Carl Lacroix à la basse (également de Magog).
«On fait de la musique progressive, s'exclame Simon Lupien lorsqu'on lui demande de qualifier la sonorité que Metao produit. C'est très actuel, très métal. On y met aussi un peu de techniques puisqu'on étudie tous la musique au Cégep ou à l'université.»
Ce qui caractérise également le groupe sherbrookois, ce sont ses pièces de plus longue durée. Habituellement, les morceaux entendus à la radio ou sur un disque ne dépassent pas trois minutes. Les tubes de Metao, eux, s'étirent jusqu'à dix, voire même une quinzaine de minutes. «On ne veut pas s'enfermer dans une structure. Ce qu'on fait, c'est se laisser aller. On a tellement d'idées qu'on veut toutes les utiliser. À la fin, on veut raconter une histoire», explique Samuel Poulin.
Les membres du groupe ont été incapables de mettre le doigt sur une chanson qui caractérisait leur formation. «À chaque fois qu'on compose, c'est comme un nouveau projet», note Martin Plante en précisant ne pas vouloir utiliser un même moule pour chacune des compositions.
Le groupe Metao, tel qu'il est en ce moment, prend ses racines en 2005 alors que plusieurs de ses membres se rencontrent au Cégep de Sherbrooke. Avec le lancement de leur deuxième album, les musiciens n'ont que de grands projets pour l'avenir. «On désire aller le plus loin possible, souhaite le chanteur du groupe. J'aimerais être capable d'apporter un petit quelque chose à l'humanité. Je ne peux m'empêcher de penser qu'avec certains efforts placés au bon endroit, on peut contribuer à ce monde chacun à notre façon.»
Et même s'ils ne croient pas passer à la radio de sitôt, notamment en raison de la durée de leurs pièces, les membres de Metao ne lâchent pas prise. «Nous sommes en 2008, tient à préciser Julien Philippe. Grâce à Internet, le monde entier peut nous entendre.»
Et si Sherbrooke n'est pas trop loin pour vous, allez donc entendre Metao le 20 février au Granada, à l'occasion du lancement de leur deuxième album. La première partie sera assurée par la formation Hortabuck. L'artiste Sarah Lachance présentera également quelques-unes de ses œuvres, et s'exécutera «en direct» durant la soirée. On peut se procurer des billets à l'entrée le soir même au coût de 10 $ (album inclus) ou en contactant le metaoband@hotmail.com.