Le spectre de la faillite fait son apparition au-dessus de l'usine magogoise CSBS. (photo archives : Patrick Trudeau)
CSBS sous la protection de la Loi sur les faillites
Ça sent de plus en plus la fin à l'ancienne CS Brooks de Magog (CSBS) depuis que le propriétaire américain Long Road Asset Management s'est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, le 17 janvier dernier.
Jean Gagnon, de la firme Raymond, Chabot, Grant, Thornton, confirme l'intention de cette compagnie, qui a complètement fermé ses machines depuis la mi-novembre. M. Gagnon précise que l'objectif de la direction consiste à déposer bientôt une proposition à ses créanciers, mais il n'en connaît pas encore la teneur. «CSBS n'est pas encore en faillite, mais la date d'un retour au travail demeure incertaine. Il est aussi trop tôt pour savoir dans quelle proportion la compagnie américaine souhaite payer ses créanciers», précise-t-il.
Long Road Asset Management, au nom de CSBS, a jusqu'au 17 février pour livrer sa proposition, mais des délais jusqu'à six mois demeurent possibles.
Jean Gagnon n'a que parlé à la direction depuis cette annonce et n'a pas rencontré de représentants de cette même compagnie la semaine dernière. Il souhaite le faire très rapidement.
Des rumeurs en ce sens ont rapidement circulé le week-end dernier. Le Syndicat catholique du textile demeurait sur le qui-vive jusqu'à la confirmation de la nouvelle, le 21 janvier.
Plus rien ne surprend le Syndicat, d'autant plus que le nombre de travailleurs diminuait lentement, jusqu'à très peu, à la fin des opérations, il y a environ deux mois. «On nous avait dit que la direction visait un retour des travailleurs vers la fin du mois de janvier, mais on apprend plutôt que la compagnie vient de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. On verra pour la suite», commente-t-il.
Long Road Asset Management est arrivé dans les parages à l'automne 2004. Cette compagnie américaine a créé CSBS au moment de la faillite de CS Brooks, en février 2005.
Elle a aussi créé la compagnie Soft Tex où des travailleurs non syndiqués fabriquent des oreillers dans la même usine, et ce, à moindre coût.