Le processus de reclassement des employés de GDX est en cours. Le député d'Orford, Pierre Reid, le président du CLD et maire de Magog, Marc Poulin, ainsi que la présidente du comité de reclassement de GDX, Denise Fontaine, ont assuré que tout serait fait pour assurer un bon suivi. (photo: Vincent Cliche)
Reclassement enclenché pour les 327 employés de GDX
Les intervenants de divers paliers politiques et économiques ont confirmé lors d'une rencontre de presse tenue le 23 janvier dernier que le reclassement des 327 employés de GDX est bel et bien enclenché.
À deux semaines de la fermeture de l'usine magogoise le 8 février prochain, un peu moins de 10 % des employés de GDX se sont trouvé un autre emploi. «27 personnes ont trouvé preneurs jusqu'à maintenant, souligne la présidente du comité de reclassement, Denise Fontaine, sur un ton optimiste. Il est aussi important de noter que 221 personnes se sont inscrites au comité de reclassement.»
Le président du Comité local de développement de la MRC de Memphrémagog, Marc Poulin, se dit optimiste quant à l'avenir des travailleurs de GDX. «On a envoyé 400 lettres à des entreprises locales vantant les mérites de ces employés. Je veux même demander au maire de Sherbrooke, Jean Perrault, si on peut faire cet exercice au niveau de la région, car de plus en plus, le développement régional est à prioriser. Il y a aussi un bel intérêt de la part des entreprises internationales à venir s'implanter dans notre région. J'ai encore confiance. À Magog, on est des gens en forme et nous sommes capables de nous relever», explique celui qui est aussi le maire de Magog.
Malgré la mauvaise nouvelle de la fermeture, le député d'Orford, Pierre Reid, a penché également sur le positivisme des choses. «Il ne faut pas oublier que les travailleurs de GDX ont un haut niveau de qualification et de nombreuses compétences qui sont transférables vers d'autres emplois, rappelle-t-il. Une telle main-d'œuvre est intéressante pour les entreprises déjà en place et aussi pour celles qui veulent venir s'installer.»
Ces jours-ci, environ 250 travailleurs sont encore sur le plancher, mais ce nombre devrait diminuer de façon considérable à mesure que les contrats se terminent.
Statistiquement, un employé de GDX cumule en moyenne huit années d'ancienneté. L'âge moyen du travailleur est de 40 ans et celui-ci gagnait environ 15 $ l'heure.
M. Poulin a tout de même tenu à souligner les bons coups de certains secteurs de la municipalité. «Oui, on vit de durs moments dans le secteur manufacturier, admet-il. Par contre, on sent une certaine confiance au point de vue commercial, surtout dans le secteur de la rue Sherbrooke. Le secteur des services va bien. L'agrandissement de l'hôpital devrait créer une centaine d'emplois.»