Marie-Ève Beaudin ainsi que la petite Élodie Poulin, âgée de cinq semaines, participent au programme d'accès aux couches de coton de la Ville de Magog. Elles sont ici accompagnées de la directrice de la Maison de la famille Memphrémagog, Nathalie Bélanger, et de la propriétaire de la Mère poule, Geneviève Hébert. (photo: Vincent Cliche)
Magog endosse les couches de coton
Première véritable action de sa Politique familiale mise en place en novembre dernier, la Ville de Magog encourage les jeunes familles à utiliser les couches de coton pour leurs bambins. Pour ce faire, la Municipalité défrayera 50 % des coûts (jusqu'à un maximum de 200 $) reliés à ce changement.
Ce programme d'accès à des couches de coton vient positionner deux priorités du conseil municipal: la famille et l'environnement. À Magog, on estime à environ 10 000 $ les coûts annuels d'enfouissement de couches jetables. L'action de la Municipalité vise à réduire le nombre de couches qui prennent ce chemin. «Cette action ne changera peut-être pas le monde, mais c'est un pas de plus vers l'avant, estime la directrice du Service loisirs et culture de la Ville de Magog, Linda Gagnon. De plus, notre usine d'épuration est spécifiquement conçue pour traiter les pathogènes des excréments humains, ce qui n'est pas le cas des systèmes de traitement des eaux des sites d'enfouissement.»
Oust! Les épingles
Le temps des couches de coton qu'on attachait avec des épingles est dorénavant révolu. «Ça n'a plus rien à voir avec les couches de nos grands-parents. Elles sont faciles d'entretien et plus modernes», s'exclame la propriétaire de la boutique Mère poule, Geneviève Hébert.
Les nouvelles couches de coton sont maintenant «moulées», ce qui veut dire qu'elles ont des élastiques aux cuisses et à la taille. Des feuillets permettent de récupérer les selles sans se salir les mains et de les jeter aux toilettes. Les couches de coton peuvent être aussi lavées avec le reste du linge.
Des mamans satisfaites
En plus de faire un geste pour protéger l'environnement, Claudé Vérité-Aubry adore le côté pratique des couches de coton. «Elles sont toujours là quand j'en ai besoin, dit-elle. Plus besoin d'aller au magasin pour aller en chercher. C'est beaucoup plus pratique, surtout en hiver.»
Mère de trois enfants, Marie-Ève Beaudin ne sait pas comment elle a fait pour se passer des couches de coton. «J'avais un enfant qui avait des irritants sur les fesses. Plus maintenant grâce aux couches de coton», lance-t-elle.
Les deux mamans ont comparé le changement au recyclage et au compostage. «Une fois l'habitude prise, le geste se fait automatiquement», déclarent-elles.
Magog investit 3000 $ annuellement dans ce programme. Le maire Marc Poulin n'hésitera pas à gonfler l'allocation si le besoin s'en fait sentir.
Les parents qui désirent prendre part au programme d'accès pourront le faire en contactant les bureaux de la Maison de la famille Memphrémagog, situés au Centre communautaire.