Francine Caya est à la barre de la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford depuis maintenant 15 ans. (photo: Vincent Cliche)
15 ans à la barre de la Chambre de commerce
La directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford (CCIMO), Francine Caya, a été surprise par ses collègues de travail, sa famille et ses amis le 12 décembre dernier alors que ceux-ci ont souligné ses 15 ans à la barre du regroupement économique.
Rencontrée quelques jours après qu'on l'ait fêtée lors d'un «5 à 7» du temps des Fêtes, Mme Caya flottait toujours sur un nuage. «Je suis toujours sous l'effet de la surprise, confie-t-elle. Ça fait grandement plaisir d'être reconnue de cette façon, mais, c'est tout naturel pour moi de m'impliquer dans le milieu. Je suis consciente du travail que j'accomplis et je reçois cette reconnaissance très humblement.»
Diplômée en administration (option marketing) de l'Université de Sherbrooke, Francine Caya arrive à Magog en mai 1988. Dans sa recherche d'emploi, elle aboutit au bureau de Gestion jeunesse Memphrémagog, qui fera partie un peu plus tard du Centre local de développement. Elle y est restée pendant trois ans et demi. «J'aidais aux personnes qui voulaient démarrer une entreprise», précise-t-elle.
En janvier 1992, elle succède à Yvan Proulx à titre de directeur général de la Chambre de commerce. Francine Caya explique qu'elle a toujours eu des liens avec ce regroupement économique, même lorsqu'elle était à la tête de Gestion jeunesse Memphrémagog. «Dès mes débuts, je me suis impliquée bénévolement à la Chambre de commerce au sein du comité des activités. Un jour, j'ai saisi l'opportunité et j'ai fait le saut. J'aimais ce que je faisais avant, mais j'aimais encore plus le dynamisme de la Chambre. Ça me rejoignait encore plus, notamment par le contact avec les membres et avec le service à la clientèle.»
Dès sa première année en poste, Francine Caya prépare une campagne d'achat local. Les fameux «Mago dollars» font leur apparition. «C'était pour éviter les fuites commerciales, principalement celles vers les États-Unis. Les marchands participants étaient libres de donner un certain pourcentage sur les achats que les consommateurs faisaient. Ils leur remettaient donc des Mago Dollars qu'ils puissent dépenser au même endroit ou chez d'autres marchands de la région. Cela a bien fonctionné. Le taux de retour a été très satisfaisant», se rappelle-t-elle.
Plus récemment, la directrice générale de la CCIMO se souvient du dossier du Mont-Orford qui a fait couler beaucoup d'encre. «Ça a jasé fort», concède-t-elle. Cette dernière n'oublie pas également les grandes surfaces, qui ont aussi défrayé les manchettes.
Francine Caya, une femme que plusieurs qualifient de motivée et passionnée, entrevoit un très bel avenir pour la région au cours des prochaines années. «Je vois un développement à la mesure du cachet qu'on a ici et que, peut-être, nous allons mieux définir. Les choix que nous aurons à faire à l'avenir seront toujours équilibrés entre le respect de l'environnement et le développement économique», conclut-elle.