Le temps de la Guignolée, mais après…
Voilà, la Guignolée est de retour. Le temps où nous pensons aux plus démunis, aux personnes en situation de pauvreté. Le temps où nous voulons que tout le monde mange à sa faim et passe un beau temps des Fêtes.
Nous savons que la pauvreté existe en région. Nous n’avons qu’à regarder le nombre d’organismes communautaires qui travaillent auprès des personnes qui ne sont pas en mesure de couvrir leurs besoins. Tous ces organismes recevront de l’argent, des denrées et des jouets pour répondre aux nombreuses demandes.
Loin de nous de critiquer ces organismes ou les donateurs et les donatrices, mais que feront les personnes, qui profitent de tous ces bienfaits en ce temps de réjouissances, le reste de l’année? Elles ne peuvent se nourrir, se loger et se vêtir convenablement. Dans un pays libre et riche comme le nôtre, il est inacceptable que ces besoins minimums ne soient pas respectés à titre de droits fondamentaux.
Nous devons exiger que nos gouvernements prennent des mesures afin de permettre à tous ces gens de vivre dans la dignité et à l’abri des préjugés. Éliminer la pauvreté n’est pas une faveur, mais un devoir de société.
Le jour où les organismes de service devront penser à fermer leur porte par manque de demandes et que la nécessité d’avoir une Guignolée sera remise en question alors nous aurons le plus beau temps des Fêtes possible. Il faut plus que le souhaiter, il faut le réaliser.
Line Marcoux
Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté