Pierre Robillard souhaite une plus grande vigilance des policiers pour éviter les accidents, comme sur cette photo illustrant un automobiliste stoppant sa glissade à seulement 15 centimètres de la fenêtre d'une maison.
La vitesse agace à Mansonville
La vitesse et l'alcool au volant agacent aussi du côté du Canton de Potton où des parents se mobilisent avant qu'un automobiliste imprudent heurte un enfant.
Pierre Robillard se fait le porte-parole de ce groupe et demande aux élus et aux policiers de prévenir plutôt que de guérir. «Ça roule trop vite au village de Mansonville. Les automobilistes entrent souvent dans la zone urbaine à 90 ou 100 km/h et ne respectent pas vraiment la limite de 50 km/h à la Place Manson», déplore-t-il.
M. Robillard proteste contre l'absence de signalisation pour réduire la vitesse, ainsi que l'absence d'indication annonçant la proximité du parc et la traverse régulière d'enfants. Il ne comprend pas, non plus, l'absence de brigadier scolaire aux deux écoles primaires du village, ainsi que l'absence d'un trottoir constant menant jusqu'au parc d'amusement en question. «J'ai moi-même déjà fait de la signalisation avec les clignotants de mon véhicule pour assurer la traverse des enfants en toute sécurité», dit-il.
M. Robillard insiste sur l'inutilité d'un seul et unique clignotant jaune sur la route 243. «J'ai l'impression qu'il existe depuis tellement longtemps qu'il servait jadis à prévenir les camionneurs de la présence d'un petit village. De plus, il s'agit de l'unique signalisation routière de la route 243 traversant le village de Mansonville. Il n’est donc pas rare d'apercevoir des automobilistes traverser le village à 90 km/h», proteste-t-il.
Sans contredire complètement M. Robillard, d'autres pensent cependant que l'étranglement causé par les autos garées de chaque côté de la route atténue naturellement la vitesse à l'entrée du village. Le problème de vitesse toucherait aussi toujours le même petit groupe de récidivistes.
Le fléau de l'alcool au volant
L'alcool au volant irrite Pierre Robillard. Il compare ce fléau à une vraie farce, car, selon lui, il s'agit d'une pratique courante dans le village. «Il semble que plusieurs personnes n'ont rien d'autre à faire que de fréquenter les bars et de se promener en auto malgré les capacités affaiblies. Agissons avant qu'il ne soit trop tard, car c'est extrêmement dangereux», prévient-il.
M. Robillard se rappelle de sa mésaventure de l'an dernier où un jeune conducteur ayant probablement trop bu a dérapé sur sa propriété située à l'angle des chemins Vale Perkins et du Lac. En plus d'abîmer une haie de cèdres, le véhicule a freiné sa glissade à seulement 15 centimètres de la fenêtre du salon!
Un policier de la Sûreté du Québec est intervenu pour constater les dégâts. M. Robillard se demande toutefois pourquoi le policier n'avait pas son ivressomètre dans sa patrouille pour évaluer les capacités du conducteur. M. Robillard déplore l'absence de billets d'infraction émis à l'endroit du conducteur, ainsi que la raison expliquant l'accident, soit une simple sortie de route.
Pierre Robillard espère maintenant que l'asphaltage complet du chemin du Lac n'apportera pas son lot d'accidents durant l'hiver. «J'aurais posé un arrêt à l'angle des chemins du Lac et Vale Perkins pour éviter les problèmes», termine-t-il.
Informez-nous», lance la SQ
La Sûreté du Québec ne reste pas sourde aux doléances des citoyens irrités par la vitesse excessive et l'alcool au volant sur les routes de la MRC de Memphrémagog.
Louis-Philippe Ruel, le relationniste de la SQ dans les Cantons-de-l'Est, invite les plaignants à communiquer avec les policiers ou les élus de leur municipalité respective. «Les comités municipaux de sécurité publique peuvent trouver des solutions pour déceler les périodes problématiques. On ne peut jamais assurer une présence 24 heures sur 24, mais on peut cibler des périodes comme le week-end ou la nuit pour effectuer des opérations», explique-t-il.
En ce qui concerne l'absence d'ivressomètre dans une patrouille de la SQ, l'été dernier, M. Ruel explique que sa présence n'est pas obligatoire. Selon lui, la procédure à suivre sans appareil consiste à pratiquer sur le suspect des tests symptomatiques comme marcher sur la ligne blanche si le policier le juge à propos. Un constat visuel positif amène habituellement un déplacement vers le poste de police.
Les citoyens pourront bientôt communiquer avec le futur directeur du poste Memphrémagog de la Sûreté du Québec, Yanik Ferland (819 572-6072), pour obtenir des informations supplémentaires.