Les contribuables des milieux ruraux risquent de perdent leur boîte postale individuelle au profit des multiboîtes, comme celle-ci, situées à deux kilomètres de leur domicile. (photo : Patrick Trudeau)
Pétition pour garder le service postal au Canton de Potton
Une pétition signée par une cinquantaine de personnes a été remise au conseil municipal du Canton de Potton, le 5 novembre dernier, réclamant la réduction de la vitesse sur les chemins en gravier de 70 à 50 km/h.
L'instigatrice de la pétition, Micheline Cardinal, estime qu'il s'agit de la meilleure façon de répondre aux critères de Postes Canada, qui songe sérieusement à enlever les boîtes postales individuelles en milieu rural afin de sécuriser ses employés.
Postes Canada évalue actuellement certains endroits de la MRC de Memphrémagog. L'objectif consiste à retirer les boîtes personnelles pour les regrouper dans les multiboîtes. «Il est inadmissible qu'une population vieillissante marche deux kilomètres pour aller chercher son courrier sur des routes à haute vitesse ou rouler jusqu'à 10 kilomètres pour se rendre au village», déplore Mme Cardinal.
Cette dernière pense surtout à la sécurité des piétons, car, selon elle, les facteurs ne craignent pas pour leur propre sécurité. «Les personnes en milieu rural vivent déjà en retrait des routes. Elles devront de marcher ou emprunter leur automobile sur une distance aller-retour de 4 kilomètres, ce qui réduira la sécurité, haussera l'achalandage sur les routes et contribuera à polluer davantage pour faire sauver de l'argent à cette société d'État», proteste-t-elle.
Le député bloquiste de Brome-Missisquoi, Christian Ouellet, se penche aussi sur la question. Il accompagne un consultant de Postes Canada, ce vendredi 16 novembre, mandaté pour analyser la pertinence de garder ou d'enlever les boîtes postales individuelles. Cette visite s'effectue sur une route rurale d'Eastman déjà scruté à la loupe par Postes Canada.
M. Ouellet, qui déplore cette possible réduction de services pour des raisons économiques, veut s'assurer que les contribuables conservent un service optimal.