Le capitaine Yves Denis croit aux bienfaits du programme de parrainage des écoles de son territoire. (photo archives: Vincent Cliche)
Les policiers parraineront des écoles magogoises
Les policiers de la Régie de police Memphrémagog seront de plus en plus présents dans les écoles de leur territoire. Cependant, les actions coercitives et la répression seront mises de côté pour plutôt faire place à l'information et à la démystification de l'homme derrière l'uniforme.
«Je veux que les élèves nous voient sous notre vrai jour. Je veux aussi que notre présence dans les écoles ne soulève plus de questions comme "Que font-ils là?" ou "Qui ont-ils arrêté cette fois-ci?". Il faut que nous fassions partie de la population étudiante autant que les élèves et les professeurs», lance d'entrée de jeu le capitaine Yves Denis.
Au total, huit écoles primaires ainsi que le Transit et La Ruche seront touchés par le programme de parrainage mis en place par la Régie de police. Le but de l'exercice est de distribuer de l'information sur différents sujets, comme la drogue, le taxage ou la sécurité à bicyclette, mais aussi d'établir un lien de confiance entre les élèves et les officiers de la paix. «Ce sera toujours le même policier qui ira faire son tour dans l'école qui lui a été attitrée. On veut que le policier devienne une personne à qui les jeunes peuvent se confier s'ils ont des problèmes», mentionne le capitaine Denis.
Ce dernier avoue que les premiers temps seront peut-être plus difficiles. Il compare le programme de parrainage à l'Opération nocturne. «Au départ, notre présence dans les bars était pour le moins remarquée. On serait rentré avec des antennes roses sur notre tête et la réaction aurait été la même. Maintenant, on rentre et c'est correct. Les tenanciers et les consommateurs sont habitués.»
Le capitaine Yves Denis croit que l'opération aura des impacts à court terme. «L'an passé, nous avions lancé le programme, mais à plus petite échelle et un peu moins encadré, dit-il. Toutefois, les deux policiers qui y ont participé ont eu des confidences des jeunes et ils sont intervenus.»
Selon le capitaine Denis, la place du policier apparaît dans la mission éducative du ministère de l'Éducation et est reconnue par une politique ministérielle.