Le massothérapeute omervillois acquitté
La Cour du Québec (Chambre pénale) rejette la plainte du Collège des médecins du Québec dans sa cause l'opposant au massothérapeute d'Omerville, Daniel Galipeau.
Un jugement de la juge Sylvie Desmeules acquitte M. Galipeau de l'infraction reprochée touchant trois chefs d'accusation d'exercice illégal de la médecine.
Le procureur du poursuivant, Rolland Veilleux, était convaincu que M. Galipeau avait fait un diagnostic de maladie, un traitement médical, une utilisation d'une substance médicamenteuse et des manipulations constituant un traitement lors de l'une ou l'autre des trois visites anonymes effectuées par des représentants du Collège des médecins au printemps 2006.
La procureure du défendeur, Myriam Lachance, répliquait avec une requête en non-lieu. Elle alléguait qu'aucune maladie n'avait été diagnostiquée, qu'aucune maladie n'avait été traitée et que les techniques utilisées ne présentaient pas de risques de préjudice.
On lit dans le jugement que les témoignages des représentants du Collège des médecins ont établi qu'il y avait eu massages, manipulations et craquements de la colonne et du cou. «Il n'a pas été prouvé que ces gestes ont été posés dans le but de traiter une maladie et on ne peut les qualifier de traitements médicaux. La preuve n'a pas été faite qu'il y ait eu prescription de médicaments ou d'une autre substance par le défendeur dans le but de traiter une maladie», conclut la juge Sylvie Desmeules.
Le dossier n'est cependant pas encore fermé, car le Collège des médecins interjette cette cause en appel.