Le propriétaire du théâtre La Marjolaine, Marc-André Coallier, espère obtenir autant de succès qu'en 2005 avec la pièce Dix-huit trous pour quatre cette année. (photo: Vincent Cliche)
La Marjolaine fait un retour en arrière
Pour la saison estivale qui approche à grands pas, le théâtre La Marjolaine d'Eastman reprend son succès de l'année 2005, Dix-huit trous pour quatre. En effet, Marc-André Coallier et ses trois compagnons s'élanceront sur les verts du 20 juin au 18 août prochain.
C'est pour des questions de logistique et de gestion que le propriétaire de La Marjolaine, Marc-André Coallier, a décidé de faire un retour en arrière et de représenter cette pièce signée Norm Foster. «Nous venons de terminer une tournée à travers le Québec avec Dix-huit trous pour quatre, explique-t-il. Elle est déjà bien rodée et le temps que je vais sauver va me permettre de me pencher sur des projets futurs.»
C'est donc un retour à l'humour à l'une de ses plus simples expressions que l'ex-animateur des 100 watts réserve à ses spectateurs. L'an dernier, la pièce P.S. Ton chat est mort avait été quelque peu boudée par les amateurs de théâtre d'été. En fait, ils ont été à peine 10 000 à se présenter à l'une ou l'autre des représentations, alors que, selon M. Coallier, une bonne saison à La Marjolaine attire entre 17 000 et 20 000 personnes. «C'est drôle, parce que l'an dernier, nous avons reçu d'excellentes critiques de la part de chroniqueurs, mais la réponse du public a été tout à fait différente. Il y avait des thèmes dans cette pièce qui te rentraient complètement dedans et peut-être que les gens ne voulaient pas ça. Toutefois, si j'avais la chance de représenter une pièce dans ce genre, je ne me gênerais pas pour le refaire.»
Les Stéphan Côté et Luc Senay joueront aux côtés de Marc-André Coallier. Cependant, il y a un petit changement par rapport à la distribution. Le rôle qu'occupait André Robitaille en 2005 sera joué par Joël Marin, qu'on a également pu admirer dans P.S. Ton chat est mort. «Joël, c'est un Gilles Latulippe jeune», complimente M. Coallier.
Et à ceux qui ont vu la pièce en 2005, le propriétaire invite les gens à y assister de nouveau. «La scénographie est tout à fait différente», précise-t-il.
Redonner à la communauté
Pour la première fois depuis qu'il a pris possession du théâtre il y a quatre ans, Marc-André Coallier a affirmé avoir atteint l'un de ses objectifs de départ, soit celui d'ouvrir La Marjolaine à la communauté.
Tout au long de l'été, des événements y auront lieu, comme les Correspondances d'Eastman. À la fin de la saison, la troupe de théâtre du Beau risque s'y produira et une exposition de Créatio aura lieu à l'intérieur du silo, comme l'avait voulu la fondatrice Marjolaine Hébert.