Le président du Musée international d’art naïf de Magog, Michel Meyniel, montre fièrement le tableau de l’exposition «Les clochers du Québec et... d’ailleurs». (photo: Vincent Cliche)
Les clochers en vedette au Musée d’art naïf
Le Musée international d’art naïf de Magog présente une exposition sur les clochers d’église et ce, juste à temps pour la Fête de Pâques.
Depuis l’an dernier, cette institution artistique expose ces événements par thèmes pour mettre en valeur sa collection personnelle. «De cette façon, nous redécouvrons nos toiles», précise le président du musée, Michel Meyniel.
En ce temps Pascal, le conseil d’administration du musée a choisi comme thématique les clochers. Parfois, ces parties qu’on associe à la beauté d’une église sont l’élément principal du tableau, mais il arrive que les visiteurs doivent chercher ledit clocher, de là l’art naïf.
En tout, une quarantaine d’œuvres sont exposées. Plusieurs d’entre elles ont une saveur internationale puisqu’elles proviennent de divers pays, comme le Mexique, la Roumanie, la France et la Bulgarie.
Le président du musée, Michel Meyniel, fait remarquer qu’il y a des différences flagrantes entre ces tableaux et ceux qui ont été produits au Québec. «Il y a peu de chances de se tromper sur leur origine», note-t-il.
Si on prend une œuvre mexicaine, M. Meyniel constate que la plupart des artistes utilisent des couleurs vives et font référence aux cultures maya et aztèque qu’ils n’ont jamais abandonnées. «On observe aussi beaucoup de festivités chez eux.»
Au contraire, les tableaux québécois arborent des couleurs du terroir. Le brun, le jaune, le vert et le noir dominent. «Dans une œuvre, on voit une cabane en bois rond, ce qui est typiquement québécois. On peut même observer le Bonhomme Carnaval dans l’un des tableaux.»
Différents contes accompagnent également les œuvres présentées. Michel Meyniel croit que le mariage de ces différentes formes d’art permet de faire parler les tableaux davantage.
L’exposition «Les clochers du Québec et... d’ailleurs» est présentée jusqu’au 1er juillet prochain au Musée international d’art naïf de Magog. On peut s’y rendre du mercredi au dimanche.