Autrefois, tout comme aujourd’hui, les animaux de la ferme étaient retenus par des clôtures.
Un documentaire sur les clôtures
Les clôtures sont des barrières qui délimitent un espace défini. Assez banal comme définition! Toutefois, Louise Abbott a poussé la recherche beaucoup plus loin et a réalisé un documentaire des plus intéressants sur l’historique de ces constructions principalement faites de bois.
Intitulé «Crisscrossing space and time: A history of farm fencing», ce documentaire anglais d’une soixantaine de minutes raconte l’évolution des clôtures dans les espaces ruraux des Cantons-de-l’Est. Son auteure, Louise Abbott, une résidente d’Ogden, a eu l’idée de faire vivre en son et en images ses recherches à la suite de la parution d’un de ses textes sur le sujet dans le quotidien montréalais, The Gazette. «Je me suis immédiatement dit que ça ferait un bon sujet de documentaire», dit-elle.
Son conjoint, l’ex-maire d’Ogden, Niels Jensen, l’a aidé dans ses recherches. Selon lui, les clôtures sont les structures les plus importantes des municipalités rurales après les routes.
L’ancien politicien note que pour une bonne partie du siècle dernier, ces barrières ont été utilisées pour garder le bétail à l’intérieur d’un territoire donné. «Maintenant, on voit une forte croissance des fermes de chevaux. Ce sont souvent des Montréalais qui en sont propriétaires et qui ont une passion pour ces animaux.»
Le documentaire produit par Mme Abbott a été présenté à une centaine de personnes lors d’un visionnement au musée Colby-Curtis de Stanstead, le 24 mars dernier. L’auteure du documentaire a précisé que sa vidéo sera insérée à l’intérieur d’un livre intitulé «The heart of the farm». Ce dernier devrait être lancé à temps pour l’Expo d’Ayer’s Cliff en 2008.
Louise Abbott dit posséder un amour inconditionnel pour les fermes. Elle a vécu une bonne partie de son enfance sur la ferme Roswell à Saint-Benoît-du-Lac, dans les années 1950 et 1960.