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Des peintures inspirées du chaud soleil d’Espagne

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 13 février 2007 à 16:04
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Des peintures inspirées du chaud soleil d’Espagne
L’artiste espagnol Manuel Mayoral expose une quarantaine de ses œuvres jusqu’au 4 mars prochain à la Galerie des artistes du Canton. (photo: Vincent Cliche)
Des peintures inspirées du chaud soleil d’Espagne
Les peintures de Manuel Mayoral sont colorées et vibrantes. Elles rappellent l’ambiance de son pays d’origine, l’Espagne. «Mes toiles et mes expériences sous le soleil sont indissociables», explique cet artiste qui expose jusqu’au 4 mars prochain à la Galerie des artistes du Canton.
Manuel Mayoral a immigré au Québec au cours des années 1970. Comme bien des artistes européens avant lui, ce natif de Barcelone s’est intéressé aux vestiges des nations autochtones pour trouver une source d’inspiration et s’imprégner de sa nouvelle nationalité. «J’ai alors commencé à faire des recherches sur cette forme d’art. Ça m’a beaucoup impressionné. En voulant joindre l’utile à l’agréable, j’ai produit de nombreux bijoux aux saveurs autochtones et je les ai ensuite vendus.»

S’improvisant joaillier, l’artiste espagnol n’a pas laissé pour autant la peinture, au contraire. Après avoir fait son service militaire, Manuel Mayoral est parti pour Paris. Sous la supervision de Manolo Monton, il apprend l’art du pinceau, une chose qu’il portera dans son cœur jusqu’à aujourd’hui. Cependant, le sexagénaire n’a jamais adhéré au courant de l’époque où les artistes se droguaient pour en arriver à un résultat. «Je n’ai jamais cru que la drogue ou l’alcool pouvaient pousser l’artiste à créer. Selon moi, la créativité se retrouve dans les racines de l’artiste, dans ses tripes.»

Le peintre espagnol joue également avec les noms de ces récentes expositions. Avant de présenter Uno, Inspiration d’Espagne à la Galerie, il s’est associé avec différents artistes pour Tres et Dos (trois et deux dans sa langue d’origine). «Ces titres représentaient le nombre d’artistes qui exposaient. Les deux précédentes, je les ai faites avec un collègue espagnol et québécois. Uno, c’est moi. Ce sont mes œuvres et elles me représentent. C’est vibrant, ensoleillé, coloré et même quelque peu extraverti», ose avouer M. Mayoral.

La propriétaire de la Galerie des artistes du Canton, Lorraine O’Cain, voit en l’artiste espagnol un véritable ambassadeur. «Manuel représente son pays d’origine lorsqu’il expose au Québec, affirme-t-elle. À l’inverse, lorsqu’il est dans un musée d’Espagne, il présente des toiles inspirées de sa province d’adoption. Je pense qu’il prend ce rôle à cœur.»

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