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Le Reflet du Lac
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Sorcellerie et meurtre se côtoient dans Moonshine

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 4 février 2007 à 6:36
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Sorcellerie et meurtre se côtoient dans Moonshine
L’auteur d’Ayer’s Cliff François Landry signe l’énigmatique et intriguant Moonshine. (photo: Vincent Cliche)
Sorcellerie et meurtre se côtoient dans Moonshine
L’État du Montana dans les années 1970 sert de toile de fond aux personnages dans le livre Moonshine, de l’auteur d’Ayer’s Cliff François Landry. Sorcellerie, énigmes, meurtre et viol sont des thèmes que l’écrivain utilise sans tabou dans cette histoire des plus mystérieuses et inquiétantes.
Le héros de cette aventure, David, un jeune homme de 18 ans, se retrouve seul avec une belle-mère qui le haït à la mort de son père. La vieille Saras ne cesse d’humilier et de maltraiter son beau-fils allant même jusqu’à le violer. Tanné de ce traitement horrible, il décide de ne plus s’en laisser imposer en tuant ce «monstre». «Une fois son crime commis, il se demandera quoi faire et c’est là que l’énigme bifurque, explique l’auteur. David se rendra compte que sa belle-mère cachait bien des secrets. Mi-sorcière, mi-guérisseuse, elle portait à son cou un médaillon du Sator, l’un des plus vieux talismans de l’Antiquité. David voudra l’ouvrir, mais la tâche ne sera pas facile.»

En abordant de tels sujets, l’auteur avoue que le processus d’écriture a été quelque peu pénible. «Dans un certain sens, les écrivains sont sado-masochistes. Ils aiment faire souffrir leurs personnages, mais en même temps, ils le ressentent aussi. Et c’est ce qui est arrivé pour moi. Certaines scènes ont été très difficiles à écrire, car je les vivais pleinement des deux côtés, celui de l’agresseur et de l’abusé.

Côté recherche, François Landry avoue avoir passé de longues heures dans différentes bibliothèques à chercher des histoires de sorcellerie et de magie. Ce professeur de littérature québécoise au Cégep de Sherbrooke a préféré laissé de côté Internet, prétextant que ce médium avait ses limites. «Le Web est ce qu’on utilise quand on fait une recherche en surface. Quand on veut de la profondeur, on se réfère aux livres. Il y a aussi une question de vérification de l’information. Tout ce qu’on trouve sur Internet n’est pas nécessairement vrai.»

Celui qui en est à son quatrième roman compte continuer d’écrire. D’ailleurs, une série jeunesse est dans ses plans. «L’écriture est une joie et une peine pour moi. À quelque part, il faut une part de souffrance pour qu’un roman atteigne un summum de qualité», termine M. Landry.

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