Les chanteuses Caroline Laurendeau et Chantal Cliche prêtent leur voix au président de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec pour un projet qui «fera des petits», espère Pierre-Hugues Boisvenu. (photo: Vincent Cliche)
Un disque porteur d’espoir pour les familles éprouvées
Le président de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec (AFPAD), Pierre-Hugues Boisvenu, vient d’ajouter une voix dans sa bataille contre ces agresseurs et ce, dans tous les sens du mot. En fait, il s’agit plutôt de deux voix, celles de Chantal Cliche et de Caroline Laurendeau, qui s’unissent pour produire un disque.
Le projet, qui s’intitule «Sur deux voix», est une initiative de la chanteuse magogoise lauréate de plusieurs prix, Chantal Cliche. Pour elle, la mission de l’AFPAD est venue la chercher. «Ça m’a touchée, affirme-t-elle. En tant que chanteuse, je n’ai que ma voix pour essayer de faire la guerre à cette problématique. Alors, je me suis dit pourquoi pas utiliser mon talent?»
Pleine de bonne volonté, Mme Cliche est allée recruter une de ses amies pour l’aider à concrétiser ce projet. Caroline Laurendeau s’est donc prêtée au jeu et les deux chanteuses sont parties à la recherche de partenaires financiers. Selon elles, tous les profits de la vente des disques seront remis à l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec. «Nous sommes bénévoles sur toute la ligne dans ce projet», ajoutent-elles.
Sur le disque qu’elles produiront, on y retrouvera des pièces originales ainsi que des morceaux revampés. Les premiers extraits envahiront les ondes des radios dès le mois de juin. Si tout va bien, un spectacle bénéfice se déroulera en octobre prochain au Vieux Clocher de Magog.
Le président de l’AFPAD, Pierre-Hugues Boisvenu, est resté bien surpris lorsque ces deux femmes lui ont présenté le projet. «Elles sont venues naturellement à moi. Je crois que notre message les a touchées. Ce qu’on défend comme cause touche beaucoup de personnes.»
Pour terminer, M. Boisvenu espère que le disque fera des petits. «Souvent, on ne peut se fier aux gouvernements pour obtenir du financement. C’est grâce à des initiatives citoyennes comme celles de ces deux chanteuses qui nous donnent le courage de continuer.»