Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Le Reflet du Lac
Traversée Internationnal du lac Memphrémagog
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

De la place pour les Magogois?

Ou comment éviter la déchirure du tissu social?

Dany Jacques par Dany Jacques
Voir tous les articles de Dany Jacques
Article mis en ligne le 28 novembre 2006 à 11:04
Soyez le premier à commenter cet article
De la place pour les Magogois?
De la place pour les Magogois?
Ou comment éviter la déchirure du tissu social?
À l’heure où les Magogois achètent de moins en moins de maisons à Magog en raison du boom immobilier et de la hausse des prix, Jean-Guy St-Roch et Hélène Laperrière s’entendent pour créer de l’espace aux bâtisseurs de la ville, pour les intégrer dans le développement futur de la municipalité. Des projets bien précis: raser Olymel pour du logement abordable et prévoir la fermeture du complexe du textile pour éviter la construction de condos luxueux.
L’urbaniste Laperrière veut éviter la déchirure du tissu social, car il existe déjà un clivage entre les nouveaux arrivants et les Magogois, dont la principale distinction est l’épaisseur du portefeuille. La préservation et la mise en valeur du quartier ouvrier, populairement appelé «le bas de la ville», figurent parmi les solutions. (voir reportage sur le quartier ouvrier).

Mme Laperrière croit qu’il n’y aura pas de miracle sur le développement de Magog tant et aussi longtemps qu’il n’existera pas de division formelle d’urbanisme à l’hôtel de ville. «Le quartier ouvrier est ainsi mis de côté et les élus renient leur passé parce que certains y sont nés. La valorisation des vieux quartiers a fonctionné ailleurs dans le monde, alors pourquoi pas ici? De cette façon, on contribuerait à atteindre l’équilibre entre les Magogois et les nouveaux arrivants», informe-t-elle.
Un clin d’œil à l’histoire
Elle propose donc de prévoir immédiatement la fermeture du complexe industriel de textile pour éviter que des promoteurs s’en approprient pour y construire de luxueux condos avec une magnifique vue sur la rivière Magog. «Gardons le site pour les bâtisseurs du quartier et transformons le complexe en condos, coopérative et/ou logements abordables, sans HLM, afin de créer une mixité. Ce serait un beau clin d’œil à l’histoire», prévoit cette urbaniste.
Le dernier maire de l’ancien Canton de Magog, Jean-Guy St-Roch, propose de raser le vieux bâtiment industriel d’Olymel, qui trône depuis longtemps au beau milieu d’un quartier résidentiel, pour développer des habitations abordables à deux pas des services du centre-ville. Il suggère aussi d’encourager la rénovation et la construction de beaux et bons logements dans le quartier ouvrier, grâce à l’achat de maisons par la Municipalité, à la distribution de crédit ou autres formes d’incitatifs. «Mais ne créons pas de ghetto où les pauvres habitent dans le «bas de la ville» et les riches, dans le «haut de la ville». Les deux classes doivent vivre ensemble, s’intégrer et marcher ensemble au centre-ville», explique M. St-Roch.

Dans 25 ans, Katia Deschênes voit Magog transformée en une ville de personnes âgées et de bien nantis retraités, sans place pour les jeunes et les nouvelles familles, si rien ne modifie le paysage. Pour elle, l’avenir passe par une politique familiale, incluant l’accès au logement social et abordable, ainsi que des incitations fiscales ou des subventions encourageant les familles à faire des enfants. (voir texte sur la politique familiale et le loyer abordable)

Jamais à court d’idées, elle concède que Magog demeure une belle place pour élever des enfants, même si elle n’en a pas, en raison des écoles, des parcs, des paysages, des services et des loisirs. «Mais pourquoi ne pas faire encore mieux avec plus d’animation culturelle au centre-ville, des concerts gratuits comme à Sherbrooke et un système de transport en commun?», suggère-t-elle.

Mme Deschênes cite l’exemple du taxi-bus de Rimouski, qui propose horaires et tarifs fixes. Elle voit ce système complémentaire au Trolley Bus, qui permettrait aux gens sans voiture, ou qui ne souhaitent pas utiliser leur véhicule, de se déplacer plus facilement. Actuellement, elle déplore qu’une dame de 70 ans de Sainte-Catherine-de-Hatley, fasse ses emplettes à Magog à pied sur le pouce!

Elle propose aussi l’utilisation d’infrastructures délaissées pour répondre aux besoins des Magogois, au lieu de dépenser des sous pour des constructions neuves. Par exemple: des ateliers d’art dans l’immense maison vide d’Olymel, sur la rue Tupper.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Participerez-vous au Circuit des arts Memphrémagog cette semaine?
  • Oui
  • Non