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Michel Meyniel à la rescousse d'Haïti

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 9 février 2010 à 6:18
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Michel Meyniel à la rescousse d'Haïti
Michel Meyniel, qui est ici accompagné de sa conjointe Jocelène Rosier et de son garçon Roobens, a participé aux efforts d'aide humanitaire en Haïti, plus précisément à Grand-Goâve. (photo: Vincent Cliche)
Michel Meyniel à la rescousse d'Haïti
Après avoir vécu le terrible tremblement de terre du 12 janvier dernier en Haïti, Michel Meyniel est retourné sur les lieux du sinistre deux semaines plus tard afin d'apporter un coup de pouce à l'aide humanitaire.
Ce citoyen de North Hatley se rend dans ce pays depuis maintenant deux ans. Récemment, il a aidé à la construction d'une école, qui, malheureusement, s'est effondrée à la suite de la tragédie. «Je savais qu'il manquait d'aide, note M. Meyniel. J'avais une obligation morale d'y retourner. Certains m'ont dit de ne pas y aller, car c'était devenu dangereux, mais j'ai fait fi de ces commentaires.»

Le 26 janvier dernier, Michel Meyniel a donc atterri à Santo Domingo, en République Dominicaine. Direction: Grand-Goâve. «Port-au-Prince bénéficiait déjà de la présence d'une aide internationale, mais Grand-Goâve (situé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale) n'avait rien, précise celui qui est également directeur de l'organisme Haïti pour demain. Nous avons été les premiers à s'y rendre pour leur donner des vivres.»

Cependant, la route entre Santo Domingo et Grand-Goâve n'a pas été de tout repos. En tout, le convoi, composé de quelques camions, dont un de plus de 40 pieds, a parcouru une douzaine d'heures de route. «Si nous n'avions pas fait attention aux détails, nous aurions pu être attaqués, précise Michel Meyniel. Un groupe de gens avaient érigé un petit barrage à la sortie de Port au Prince. Ils arrêtaient les gens pour avoir des vivres. Quand j'ai vu leur manège, j'ai demandé à mon chauffeur d'aller plus vite et de klaxonner. Je ne crois pas qu'on nous aurait fait mal, mais je voulais que notre marchandise se rende à destination.»

En tout, 400 boîtes familiales, qui comprennent de quoi nourrir une famille de quatre pendant une semaine, ont été distribuées. Entre 1000 et 1500 personnes se sont entassées le long des rues de l'école pour recevoir cette aide alimentaire. «Le tout s'est déroulé dans l'ordre. C'était contraire un peu aux images qu'on a pu voir de la capitale où le chaos régnait lors de la distribution de nourriture.»

Michel Meyniel a aussi remarqué que les Haïtiens portent encore la marque du tremblement de terre de janvier dernier. «Les gens ne veulent plus dormir à l'intérieur des maisons. Ils ont peur des autres secousses. Ils dorment donc dans la rue. Une des artères principales a même été transformée en camp de fortune. On voit des tentes sur le terre-plein.»

De retour au Québec depuis le 1er février, Michel Meyniel a pu passer du temps avec sa conjointe, Jocelène Rosier, et son petit garçon Roobens, qui sont revenus avec lui d'Haïti, en janvier dernier. Au pays grâce à un visa touristique, M. Meyniel entreprendra bientôt des démarches auprès d'Immigration Canada afin d'obtenir le statut de réfugié pour eux.

L'ex-président du Musée d'art naïf de Magog compte bien retourner une fois de plus dans ce pays dévasté. «Je veux maintenant faire partie de l'effort de reconstruction», fait-il savoir.

D'ailleurs, les gens intéressés à donner à Haïti pour demain, dont M. Meyniel est le directeur, sont invités à composer le 1 866 460-2232.

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