La télécabine sur rail est le projet sur lequel le propriétaire de Vertendre, Alain Chagnon, mise pour attirer le Club Med dans la région
Une télécabine sur rail pour entretenir le lien entre Orford et Vertendre
Pour inciter le Club Med à venir s'installer dans la région d'Orford, le propriétaire de Vertendre d'Eastman, Alain Chagnon, veut construire une télécabine sur rail qui ferait le lien entre le sommet du Mont-Orford et l'endroit de son futur site hôtelier.
Après avoir étudié plusieurs scénarios, M. Chagnon dit privilégier celui de la télécabine sur rail. «On avait pensé faire un télésiège ou une télécabine, comme il existe au Mont-Orford. Toutefois, on aurait dû déboiser beaucoup pour ces projets, ce qui est un peu contre nos valeurs. De plus, ces deux options présentaient un potentiel moindre d'attrait touristique», lance le propriétaire de Vertendre.
Ce dernier prétend que le choix retenu n'aura pas un très grand impact visuel sur la montagne. «La construction du rail se fera au niveau du sol, indique-t-il. On utilisera également le sentier de l'actuelle ligne électrique. Donc, nous n'aurons pas besoin de déboiser une grande partie de la forêt.» En fait, si le projet de télécabine sur rail est retenu, on devra déboiser quelque 1200 mètres carrés de territoire.
Le projet assure donc un lien entre le sommet d'Orford et le lieu convoité par le Club Med. «C'était important, quasi impératif, pour eux qu'on puisse amener leurs clients au sommet, mentionne Alain Chagnon. De plus, le moyen de transport constituerait un attrait touristique. Il existe seulement deux télécabines du genre et elles sont en Europe.»
Si on lui donne le feu vert, le projet pourrait coûter de cinq à sept millions de dollars. Le propriétaire de Vertendre se fixe-t-il un objectif trop ambitieux? «Il est très réalisable, répond-il. Nous croyons avoir trouvé une solution qui pourra plaire à une grande partie de la population. Il est grand temps de faire quelque chose avec Orford. Tout ce qu'on veut, c'est que la montagne demeure ouverte et qu'elle soit rentable. Ce projet vient renforcer l'attrait de la station, indépendamment de qui en est le gestionnaire.»
Des télécabines supplémentaires pourraient être ajoutées au fil des ans si le projet voit le jour. Celles-ci peuvent accueillir jusqu'à huit personnes à la fois et sont opérées par ses utilisateurs. «Comme un ascenseur», cite en exemple Alain Chagnon.
robin fortier
Commentaire mis en ligne le 8 février 2010Il y a une station de ski à vendre sur l'autre versant et en plus avec une télécabine jusqu'au sommet. Pourquoi que ce monsieur ne l'achète pas?