Marcel Courtemanche et Anick Valiquette.
Une association pour couronner le 15e anniversaire de la Galerie Courtemanche
La Galerie Courtemanche fête son 15e anniversaire. Le propriétaire de ce lieu de diffusion, Marcel Courtemanche, a profité de l'occasion pour nouer une association avec la photographe Anick Valiquette.
Cette dernière devient donc une nouvelle actionnaire dans l'entreprise ou, si on veut, la nouvelle copropriétaire. Les liens entre ces deux passionnés d'art ne datent pas d'aujourd'hui. En effet, ils travaillent ensemble depuis près de deux ans et demi. D'ailleurs, Mme Valiquette est derrière la conception du site internet de la galerie, mis en ligne depuis février dernier. «Oui, c'est un outil transactionnel, mais notre site permet d'amener des gens à la galerie, concède-t-elle. Récemment, une dame de Vancouver a acheté des toiles et est venue personnellement les chercher à Magog. C'est une belle vitrine.»
La Galerie Courtemanche est en fait une extension du célèbre Studio RC, fondé en 1947 par le regretté Robert Courtemanche. La Galerie n'a pas toujours eu pignon sur la rue Principale Ouest (près de la SAQ). En effet, on a pu voir les œuvres des différents artistes de ce lieu de diffusion, toujours sur la rue Principale Ouest, voisin de la Caisse Desjardins, jusqu'en 2006. Ceux qui ont une plus grande mémoire se souviendront également de l'emplacement du Studio RC sur la rue Sherbrooke dans les années 1980. Pour le propriétaire, l'une des plus belles expositions a été réalisée en 1998 alors qu'on a recueilli les toiles des artistes Normand Hudon, Christian Deberdt et Luigi Tiengo. «Je me rappelle qu'un critique artistique avait dit que j'avais réussi à regrouper un fabuleux triplé», se remémore Marcel Courtemanche.
Quant à l'avenir, les deux copropriétaires espèrent continuer travailler en collaboration avec les artistes afin de les pousser à présenter des œuvres exceptionnelles. M. Courtemanche désire également faire une plus grande place à la relève. «Je prends une artiste comme Marie Catherine Péloquin et elle est tout aussi capable de se démarquer que ceux qui font de l'art depuis bien des années», conclut-il.