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Pierre Paradis mise sur sa vaste expérience pour courtiser l'électorat

Élu une première fois le 17 novembre 1980

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 3 décembre 2008 à 16:00
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Pierre Paradis mise sur sa vaste expérience pour courtiser l'électorat
Pierre Paradis a confiance de se faire réélire à nouveau, lui qui occupe un poste de député depuis novembre 1980. (Photo Christian Caron)
Pierre Paradis mise sur sa vaste expérience pour courtiser l'électorat
Élu une première fois le 17 novembre 1980
Élu à titre de député une première fois le 17 novembre 1980, le candidat libéral et député sortant dans Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, a bon espoir de se voir réélire le 8 décembre au soir. Et bien qu'il ne prenne rien pour acquis, il affirme se sentir à l'aise à l'approche du grand scrutin.
Le principal intéressé reconnaît que la campagne a démarré lentement. «En tant que député libéral sortant, il m'a évidemment fallu justifier la décision de notre parti de déclencher des élections. Je me suis attardé à leur parler de leurs droits démocratiques, tout en leur rappelant que la durée moyenne d'un gouvernement minoritaire est de 18 mois», mentionne celui qui représente ses concitoyens depuis 28 ans.

Comme tout bon politicien qui désire se voir octroyer la confiance de l'électorat, Pierre Paradis a profité des dernières semaines afin de sillonner les quatre coins du comté pour rencontrer les industriels, les agriculteurs et les gens qui cheminent dans le domaine communautaire. «De vives inquiétudes émergent du secteur industriel, indique le député sortant. Les travailleurs sont très inquiets. Ils ont un emploi aujourd'hui, mais seront-ils en mesure d'en avoir un demain? C'est dans ce contexte qu'il nous faut les sécuriser, les informer de nos politiques en matière de main-d'œuvre et de formation.»

Bien que l'économie soit le fer de lance du PLQ, les candidats libéraux n'hésitent pas à parler de santé. «Des observateurs de la scène politique insinuent que nous en parlons peu, mais notre collègue Yves Bolduc (celui qui a remplacé Philippe Couillard au ministère de la Santé) en parle largement», s'empresse de signifier Paradis.

Celui-ci ne manque d'ailleurs pas de dire que les projets reliés à la santé sont en ébullition dans la circonscription de Brome-Missisquoi. «La Maison Diapason est en train de lever de terre à Bromont», mentionne-t-il, en expliquant que ce projet consiste en une maison de soins palliatifs où l'on retrouvera huit chambres. La construction est déjà amorcée.

D'importants travaux d'agrandissement sont également à la veille de débuter à l'hôpital de Cowansville. Ces travaux permettront de redonner du lustre au service d'accueil et de rendre plus adéquate la salle d'urgence de cette institution de santé.

Outre l'économie et la santé, le vétéran de la politique provinciale se préoccupe aussi d'éducation. Incidemment, il explore actuellement la possibilité de regrouper de jeunes anglophones avec leurs confrères francophones du primaire dans un même établissement à Mansonville. «Ce concept a été mis à l'essai à Sutton et la formule est concluante, ça marche bien. C'est réconfortant de jumeler de jeunes élèves des deux langues dans une même institution.»
Confiance
Pierre Paradis affiche une belle confiance. Et contrairement à certains qui laissent sous-entendre son manque de popularité auprès de l'électorat francophone, celui-ci s'inscrit en faux contre cet énoncé. «Par le passé, j'ai toujours obtenu des majorités, tant auprès des anglophones qu'auprès des francophones, insiste Paradis. À chaque élection, c'est un défi que je m'impose, soit celui de me montrer aussi ouvert auprès des deux communautés linguistiques.»

Sans prétention, l'expérimenté politicien croit que sa vaste expérience lui permet d'accélérer le cheminement de nombreux dossiers. Sans donner de chiffres, il mentionne que Brome-Missisquoi a obtenu d'importantes sommes d'argent au fil des ans.

Finalement, avec tout ce qui se passe du côté d'Ottawa depuis quelques jours, Pierre Paradis se sent davantage à l'aise avec la décision de son chef d'avoir déclenché des élections. «On ne voudrait pas vivre ça au Québec», laisse-t-il tomber en secouant la tête de dépit.

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