La dernière séance publique du conseil municipal de Magog avant le référendum du 7 décembre s'est déroulé sous le signe de l'humour et de charges émotives de la part des élus.
Des rires ont permis d'abaisser la tension palpable lors du tour de table des élus, lundi.
La majorité des conseillers municipaux ont encouragé la population à se déplacer en grand nombre ce dimanche, en plus de dire qu'ils respecteront la décision des contribuables. La plupart s'accordent pour se rallier dès le lendemain du référendum.
Les partisans du Non ont été plus discrets au tour de table, comparativement aux élus militants pour une bibliothèque dans l'église Sainte-Marguerite-Marie. Denise Poulin-Marcotte dénonçait même l'opportunisme électoral du camp du Non. «Ils se pensent en campagne électorale et ils se mettent les doigts entre l'arbre et l'écorce. Le budget de la bibliothèque est déjà en place et on n'engagera aucun coût supplémentaire. La future bibliothèque sera facile d'accès pour tous les Magogois et désengorgera le secteur des rues Merry et Saint-Patrice, en plus de donner un second souffle au quartier des Tisserands», insiste-t-elle.
Habituellement pondéré, Gilbert Boucher a haussé le ton en réclamant «une bibliothèque digne de ce nom et qui fera la fierté de tous».
Gilles Robinson pense aussi que les Magogois méritent une belle bibliothèque, autant qu'un bel aréna ou un autre plateau sportif. «Ça pourrait aider les jeunes, notamment, car Magog possède l'un des plus importants taux de décrochage au Québec. Ce n'est pas glorieux», signale-t-il.
Dans une autre envolée oratoire, Serge Gosselin a aussi rappelé que l'aménagement de la bibliothèque à Sainte-Marguerite-Magog représentera un argument de taille pour tenter de convaincre les dirigeants de Desjardins pour conserver leur succursale à Magog-Est.
Dans une longue lettre (à lire sous la rubrique Tribune libre au
www.lerefletdulac.com). Marc Poulin invitait aussi les contribuables à voter Oui pour doter Magog d'une bibliothèque digne de ce nom après dix années d'attente. «Accepterions-nous de n'avoir qu'une moitié de patinoire ou de terrain de soccer ou qu'une moitié de rue asphaltée? La réponse est non, mais c'est ce que certains proposent», déplore-t-il en pensant à l'étroitesse de la bibliothèque actuelle.
Du côté du public, les questions et inquiétudes tournaient autour des dépassements de coûts possibles en cette période de crise financière, ainsi que sur les priorités qui devraient être plutôt accordées à la création d'emplois.
Rappelons que 1700 personnes ont voté lors du vote par anticipation du 30 novembre. La question était et est «Approuvez-vous le Règlement 2300-2008 prévoyant des travaux d'aménagement d'une nouvelle bibliothèque dans l'ancienne église Sainte-Marguerite-Marie et autorisant une dépense de 10,6 millions de dollars, incluant un emprunt de 2,8 millions $ à cette fin?»
Une majorité de «oui» fera poursuivre le dossier. L'inverse forcera le conseil municipal à modifier son tir.
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 2 décembre 2008Espérons que la logique va primer dans Magog.
La charge explosive des POULIN frère et soeur semblent me donner raison qu'ils voulent s'occuper du dossier de leur frère qui est conseiller à la FABRIQUE STE-MARGUERITE MARIE et que $350,000 de surplus dans les coffres de la fabrique sont en jeux. Je remercie les conseillers du NON qui demande aux citoyens de se prononcer, alors qu'autrement nous aurions pleuré sur les pots cassés! J'ai confiance que MAGOG va voter NON en grand nombre. J'invite nos amis anglophones de venir nous prêter main forte.
Les conseillers éveillés et logiques qui sonnent les sonnettes d'alarme ont du prendre sans droit de réponse les reproches virulents du côté du oui à leur intention. Ces reproches sont inspirés par les sentiments religieux plutôt que par la logique.
M. Charles CATCHPAUGH a très bien décrit la pensée et logique anglophone dans ce dossier. Merci M. Catchpaugh et les philanthropes anglophones fondateurs de notre bibliothèque actuelle doivent se retourner dans leur tombe.
Les citoyens de Magog ne sont pas à l'emploi du Vatican et ils n'ont pas d'obligation pour sauver les églises vides de la Secte la plus riche de la planète.
Le 7 décembre nous saurons si la logique ou la bigoterie prime à Magog. Cependant le Maire Poulin a dit que si le NON primait qu'il ne nous enfoncerait pas l'église dans la gorge.