Le président du Syndicat des pompiers de Magog, Stéphane Goyette, souhaite une plus grande ouverture d'esprit de la part de la Ville de Magog. (photo : Dany Jacques)
Négociations rompues entre Magog et ses pompiers
Les négociations sont rompues entre la Ville de Magog et ses pompiers après sept rencontres, forçant ainsi l'arrivée possible d'un médiateur ou d'un arbitre pour dénouer l'impasse.
Le conseil municipal de Magog prendra une décision lors de la séance publique d'aujourd'hui (1er décembre).
Le Syndicat des pompiers déplore cette situation. «On n'a jamais senti d'honnêteté durant les négociations, malgré des progrès sur certains aspects», résume le président Stéphane Goyette.
Les pompiers réclament un taux horaire similaire à ce qu'ils retrouvent un peu partout en province. Ils souhaitent passer de 16,05 $ à environ 20 $. «On demande un ajustement rapide, mais la Ville le propose de façon progressive sur une trop longue période de quatre ans», précise-t-il.
Le Syndicat dénonce le souhait de la Ville d'embaucher quatre capitaines à temps plein, faisant ainsi passer le nombre de cadres à six. «La rémunération des cadres représenterait 75 % de la masse salariale du service des incendies, composé de pompiers à temps partiel», proteste-t-il.
Ils espèrent aussi que la présente année électorale ne nuira pas à la progression du dossier. Stéphane Goyette ne rejette pas les 18 $ par année pour une nouvelle bibliothèque sur le compte de taxes, mais il ne comprend pas les élus qui ne veulent pas en mettre moins pour la sécurité des contribuables.
Les pompiers rappellent aussi que leurs collègues du Canton d' Orford, qui viennent de signer une première convention collective, gagnent 19 $ l'heure.
Quant au contrat de travail des pompiers de Magog, il est échu depuis le 31 décembre 2006.
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2008Le dossier des pompiers qui date de 2006 doit passer avant la bibliothèque. Il faut accorder un salaire raisonnable à ces travailleurs indispensables et courageux. Ils ne devraient pas devoir porter des nez rouges et autres gugus pour qu'on s'occupe d'eux. Le stress tue et leur travail est exigeant et faut pas en ajouter avec le stress de la rémunération. Au lieu de gaver le Vatican et mettre l'argent sur le béton, vaut mieu le mettre sur les ouailles. Ce sont les ouailles qui paient le salaire des conseillers et du maire, ça faut pas l'oublier.