Georges Laurent a été un acteur important du soccer estrien et sherbrookois au cours des années 1970 et 1980. (photo: Patrick Trudeau)
Le soccer estrien sous la plume de Georges Laurent
Georges Laurent a été un témoin privilégié et un acteur important du soccer en Estrie au cours des 40 dernières années. Et c'est dans le but de raconter quelques-uns de ses souvenirs que le résidant d'Orford lancera vendredi prochain son livre «Passion soccer».
Maintenant âgé de 70 ans, M. Laurent est retraité du Cégep de Sherbrooke depuis 1998. Pendant plus de 25 ans, il a été responsable du volet compétitif des Volontaires, tous sports confondus.
Il n'a toutefois jamais pris sa retraite du soccer. «Mon grand-père, qui a agi comme chef d'orchestre, a quitté le monde de la musique à l'âge de 85 ans. J'aimerais bien faire de même», explique-t-il.
Né en Bretagne, Georges Laurent s'est amené au Québec en 1966. Il formait l'année suivante une première équipe de soccer à Sherbrooke, mais composée uniquement de joueurs aux origines européennes. «Les Francophones ne connaissaient pas le soccer à cette époque. Ce n'est que quelques années plus tard qu'ils se sont joints à mon équipe».
Dans les années 1970 et 1980, M. Laurent a dirigé l'équipe masculine de soccer des Volontaires de Sherbrooke, avec lesquels il a remporté trois championnats provinciaux en quatre ans (1977, 1979 et 1980). C'est toutefois avec la formation senior de Sherbrooke (l'Univestrie), en 1987, qu'il a connu son apogée. «Les championnats au collégial AAA n'ont pas été tellement difficiles à décrocher. Mais celui de la ligue senior civile, en 1987, relève pratiquement de l'exploit, puisqu'il s'agissait d'un circuit semi-professionnel. Il y avait de nombreuses ethnies dans les autres équipes. Cette année-là, nous avons été la deuxième meilleure formation au Québec derrière l'Impact de Montréal», se remémore-t-il.
En 1970, M. Laurent participe également à la création de l'Association régionale de soccer de l'Estrie, en compagnie de quelques pionniers. Il est alors nommé directeur technique. Le bébé de l'époque aura aujourd'hui beaucoup grandi. «On dénombrait 1000 joueurs dans les années 1980, mais il y en a maintenant autour de 8500. C'est un sport qui a été victime de sa popularité, puisqu'il manque, selon moi, des entraîneurs de qualité. C'est important de faire un bon travail à la base. Et on n'aurait jamais cru, il y a 20 ans, qu'on aurait besoin de terrains supplémentaires pour les jeunes», constate celui qui a dirigé une équipe masculine U-14 au cours de la dernière saison.
Le lancement du livre «Passion soccer» s'effectuera le vendredi 5 décembre de 17 h à 19 h, à la Biblairie GGC de Sherbrooke.