Pierre Harvey (ADQ), Michel Breton (PQ), Pierre Reid (PL) et Patricia Tremblay (QS) débattaient des grands enjeux d'Orford aujourd'hui, à l'occasion d'un forum électoral. Le candidat du Parti vert, Louis Hamel, était absent. (photo : Patrick Trudeau)
Les candidats ouvrent la porte au transport en commun avec Sherbrooke
Les candidats dans la circonscription électorale d'Orford s'entendent pour ouvrir la porte au transport en commun entre Magog et Sherbrooke.
Les Pierre Reid (Parti libéral), Michel Breton (Parti québécois), Pierre Harvey (Action démocratique du Québec) et Patricia Tremblay (Québec solidaire) s'exprimaient ainsi à l'occasion du forum électoral organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford, aujourd'hui (25 novembre), devant moins de 70 personnes.
C'est Michel Turcotte, président du groupe Les Amis du marais de la rivière aux Cerises (LAMRAC), qui sondait le terrain sur la mise en place d'un système de transport en commun. Selon lui, le trolley de Magog demeure sous-utilisé et ne fréquente pas tous les endroits achalandés.
Pierre Harvey qualifie l'offre actuelle de déficiente. Il suggère une offre régionale, incluant Sherbrooke et Magog, avec des véhicules moins énergivores. «Sherbrooke possède des autobus trop gros et parfois sous-utilisés. Ensemble, on pourrait peut-être créer quelque chose de rentable», a-t-il lancé.
Patricia Tremblay a rappelé les millions promis par Québec solidaire en matière de transport en commun. «Notre engagement inclut aussi des sommes pour le transport entre municipalités. Il existe déjà un lien entre Sherbrooke et Coaticook, pourquoi pas entre Sherbrooke et Magog?», se questionne-t-elle.
Pierre Reid manifeste de l'intérêt, mais prévient qu'on devra se battre contre la culture de la belle voiture et de l'autonomie qu'elle procure à son propriétaire. «Il s'agit d'une bonne idée, que je soutiendrai si le milieu le souhaite. Ce lien pourrait peut-être se créer, surtout entre les deux plus importantes villes estriennes, voisines en plus», commente-t-il en précisant qu'un trajet d'autobus sillonne déjà Deauville.
Michel Breton abonde dans le même sens, mais exprime des bémols. «Oui, c'est une excellente idée pour les étudiants qui fréquentent les écoles de Sherbrooke et les travailleurs de cet endroit qui gagnent leur vie à Magog. Cependant, il ne faut pas provoquer l'effet inverse et accélérer l'exode vers Sherbrooke. Il ne faut pas que Magog devienne une ville-dortoir », prévient-il.
Autre bémol: les détenteurs de permis de conduire de Magog devront-ils alors payer une cotisation supplémentaire d'environ 50 $ pour financer le transport en commun, comme le font actuellement tous les conducteurs de Sherbrooke?
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 25 novembre 2008C'est vraiment une bonne nouvelle! Magog n'a pas de transport en commun et c'est un manque!