Quelque 179 «pirates passionnés de lecture» acceptent de relever le défi et d'embarquer à bord du grand «Vaisseau de lecture». (Photo Christian Caron)
Les élèves montent à bord du «Vaisseau de la lecture»
Nouvelle trousse pédagogique à l'école Jardin-des-Frontières de Stanstead
L'enseignement de la lecture s'avère une priorité à l'école primaire Jardin-des-Frontières de Stanstead et les diverses composantes de cette école prennent les dispositions nécessaires afin de bien seconder les élèves.
Tant et si bien qu'une nouvelle trousse pédagogique vient d'être mise en place et met en évidence 19 stratégies visant à aider les élèves (1re à 6e année) en lecture. Un matériel pédagogique approprié, incluant un carnet de bord de l'élève pour sa propre auto-évaluation, permet de faciliter les différents apprentissages.
Et afin d'inciter les élèves à entrer de plein pied dans ce concept, rien de mieux qu'une bonne mise en scène. Ainsi, les étudiants désireux d'améliorer leurs capacités de lecture sont invités à monter à bord… du grand «Vaisseau de la lecture».
Un lancement spécial a d'ailleurs été effectué, mardi, dans le gymnase de cette école et deux professeurs, déguisés en pirates pour la circonstance, ont invité les élèves à se métamorphoser, eux aussi, en pirates afin d'amorcer la grande traversée. Quelque 179 pirates passionnés de lecture acceptent de relever le défi et d'embarquer sur le vaisseau.
«Ça fait 10 mois que l'on travaille sur ce projet, d'où notre joie de procéder au lancement aujourd'hui», a révélé le directeur Robert Gauvin aux étudiants réunis au gymnase.
«Ce n'est pas évident d'apprendre à lire en français, c'est très complexe pour les petits et ça l'est davantage pour ceux dont la langue maternelle est l'anglais», de confier Annie Côté, orthopédagogue à cette école et qui a largement participé à l'élaboration de ce concept pédagogique. Un concept qui mise sur l'identification de syllabes, la compréhension des mots et des techniques de lecture.
Le matériel pédagogique, fait valoir madame Côté, est en lien direct avec le plan d'action de la Commission scolaire des Sommets et du projet éducatif de l'école.
«Le concept a nécessité beaucoup de réflexion, mais nous avons confiance que ça va rapporter de bons résultats», mentionne l'orthopédagogue en précisant que 40% des élèves de cette école francophone parlent en anglais à la maison, d'où l'importance de venir en aide à ceux-ci.