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L’institution qu’est une Bibliothèque

Article mis en ligne le 23 novembre 2008 à 13:21
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L’institution qu’est une Bibliothèque
Gardiennes de la vérité et du savoir, les bibliothèques doivent être reconnues pour leur rôle de protecteurs de la confidentialité, de l’écriture, de la pensée indépendante et, le plus important, la lecture

Bien plus qu’un bâtiment qui abrite des livres et des données, la Bibliothèque représente une fenêtre sur un monde plus grand, l’endroit où nous nous sommes toujours rendus pour découvrir de grandes idées et des concepts profonds qui nous ont aidés à faire avancer l’histoire humaine. C’est la raison pour laquelle, depuis l’antiquité, quiconque voulant contrôler l’esprit humain s’en prenait aux Bibliothèques et aux livres. L’idée a été que si nous pouvons contrôler la parole, contrôler ce que les gens entendent et ce qu’ils lisent et ce qu’ils comprennent, alors nous pouvons les contrôler et les emprisonner ou, à tout le moins, emprisonner leur esprit.

Au moment même où nous incitons un enfant, n’importe quel enfant à franchir le seuil magique d’une bibliothèque, nous changeons sa vie pour toujours et pour le mieux. C’est un bien très important.

Je crois que si nous voulons donner à nos enfants la meilleure chance dans la vie, si nous voulons ouvrir les portes à toutes les opportunités pendant qu’ils sont jeunes et leur enseigner les habilités dont ils auront besoin plus tard, alors une de nos plus grandes responsabilités en tant que citoyens, d’éducateurs et de parent, est de s’assurer que chaque enfant puisse lire et bien lire. C’est pourquoi l’alphabétisation est la monnaie de base de l’économie du savoir dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Auparavant, il était possible d’entrer dans le monde du travail avec une attitude positive, un bon dos, en étant prêt à travailler fort. Et même si vous étiez un décrocheur, vous pouviez être embauché dans une usine ou travailler à la ferme et espérer trouver un travail qui vous permettrait de payer les factures et fonder une famille.

Ce type d’économie est du passé maintenant. Et elle ne reviendra pas. Comme les révolutions technologiques et des communications ont commencé à briser les barrières entre les pays, mettant en contact les gens partout dans le monde, de nouveaux emplois et de nouvelles industries qui requièrent habilités et savoir ont dominé l’économie.

Que ce soit en programmation ou en ingénierie des systèmes ordinés, les compagnies peuvent localiser ces emplois n’importe où dans le monde, n’importe où pourvu qu’il existe un branchement internet. À mesure que des pays comme la Chine et l’Inde continuent à moderniser leur économie et éduquer leurs enfants plus longtemps et mieux, la compétition à laquelle feront face nos travailleurs ira en grossissant, les exigences d’emploi seront plus importantes. Ces nouveaux emplois ne sont pas seulement une question de travailler dur, mais également une question de savoir et de rapidité d’apprendre ce que vous ne savez pas. Ils demandent une pensée innovante, une compréhension détaillée et un niveau de communication supérieur.

Mais bien avant que nos enfants puissent même se rendre à une entrevue pour un de ces emplois, bien avant qu’ils puissent remplir une demande d’emploi ou obtenir un diplôme collégial, ils doivent être capables de prendre un livre et le lire et le comprendre. La lecture est la porte d’accès qui rend tous les autres apprentissages possibles, à partir de problèmes d’écriture complexes, de la signification de notre histoire jusqu’à des découvertes scientifiques et la maîtrise technologique. Et, soit dit en passant, tout ceci nous permet d’être de vrais citoyens.

Dans une économie du savoir où ce genre d’apprentissage est essentiel pour survivre, comment pouvons-nous envoyer nos enfants dans le monde s’ils lisent avec un niveau de 4ème année ? Comment pouvons-nous faire cela ? Je ne sais pas mais nous le faisons. Jour après jour, année après année. Présentement, un adulte sur cinq ne peut lire une histoire simple à un enfant. Au cours des 20 dernières années, une grande partie de nos jeunes ont terminé leur secondaire sans avoir appris à lire et à écrire correctement.

Dans la nouvelle économie du savoir, enseigner à nos enfants juste ce qu’il faut pour lire n’est pas suffisant pour réussir. Ce n’est pas suffisant de seulement reconnaître les mots sur une page. Le niveau d’alphabétisation nécessaire pour le 21ième siècle demande une compréhension détaillée et complexe.

Et pourtant, à chaque année, nous laissons sortir des élèves des écoles sans les compétences requises et nous en voyons encore plus décrocher. Ce sont ces enfants qui regarderont la section OFFRES D’EMPLOI et qui devront rejeter emploi après emploi qui requièrent des compétences qu’ils n’ont pas.

Nous devons mettre des livres dans les mains de nos enfants très tôt et souvent. Je sais que c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Aujourd’hui, les parents ont l’emploi le plus difficile au monde. Et personne ne les remercie pour le faire. Même pas vos enfants. Peut-être surtout pas vos enfants, comme vous le savez sans doute.

La plupart d’entre vous travaillez plus longtemps et plus fort que jamais, tentant de réconcilier travail et responsabilités familiales, essayant d’être partout en même temps. Quand vous êtes à la maison, vous essayez peut-être d’inciter vos enfants à lire, mais vous devez compétitionner avec d’autres inventions de la révolution technologique, téléviseurs, DVDs et jeux vidéos, des appareils qu’ils doivent avoir dans chaque pièce de la maison. Les enfants de 8 à 18 ans passent trois heures par jour à regarder la télévision tandis qu’ils passent 43 minutes à lire par jour.

Comme parents, nous devons trouver le temps et l’énergie pour nous impliquer et aider nos enfants à aimer la lecture. Nous pouvons leur faire la lecture, leur parler de ce qu’ils sont en train de lire et se garder du temps pour le faire en fermant le téléviseur nous-mêmes.

Les Bibliothèques sont un outil critique afin d’aider les parents à faire cela. Connaissant les contraintes que vivent les parents en regard à un agenda chargé et la culture de la TV, nous devons innover, rêver grand, comme nous l’avons toujours fait, afin de mettre des livres entre les mains de nos enfants.

Les bibliothèques ont un rôle spécial à jouer dans notre économie du savoir. Nos Bibliothèques ont été et devraient être un endroit où parents et enfants viennent ensemble pour lire et apprendre. Nous devrions y amener nos enfants plus souvent.

Nous devrions nous assurer que nos politiciens construisent des bibliothèques au lieu de dépenser un peu plus en asphalte et en béton.

Dans les années à venir, ceci sera notre défi et notre responsabilité. En tant que parents, chacun d’entre vous peut probablement se remémorer la mine réjouie d’un enfant après avoir terminé son premier livre.

Quand je regarde un enfant ouvrir un livre, je ressens une telle joie parce que je sais que dans chacun de ces livres qu’il ouvre son potentiel se réalise. Ce n’est pas unique à moi. C’est également vrai pour nous tous qui sommes parents. Il n’y a rien que nous voulions plus que de cultiver ce sens du fantastique chez nos enfants. Nous voulons rendre réelles toutes ces possibilités et toutes ces opportunités pour nos enfants, avoir la possibilité de répondre à la question « Qu’est-ce que je pourrai être lorsque je serai grand ? » par : « Ce que tu veux. Ce que tu peux rêver »

A l’aube du 21ième siècle, où le savoir est pouvoir, où il ouvre les portes de l’opportunité et du succès, nous avons tous la responsabilité, en tant que parents, en tant que citoyens de développer, chez nos enfants, l’amour de la lecture de sorte que l’on puisse leur donner la possibilité de réaliser leurs rêves.

Extraits d’un discours de Barak Obama à l’Association américaine des Bibliothécaires (2005)

Traduction libre par Michel Turcotte, citoyen de Magog

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Lucie Hawley

Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2008
Mme Taupier,

Merci de vos commentaires aussi divertissants les uns que les autres, mais sachez faire la diffénce entre une loque humaine, comme vous le dites si bien, et le savoir que nous allons chercher dans cette documentation que renferme une bibliothèque.Je ne crois pas que l'intention de M. Turcotte soit de convaincre qui que ce soit de voter oui au prochain référendum, mais plutôt d'amener la population à réfléchir à l'utilité et le pouvoir que nous offre une bibliothèque. Le savoir et la culture sont la base de l'éducation de chaque individu et non un LUXE.

Michel Turcotte

Commentaire mis en ligne le 26 novembre 2008
La bibliothèque abrite des livres, mais encore ?
La bibliothèque donne accès gratuit à internet et au sans-fil;
La bibliothèque est une vitrine pour nos artistes en arts visuel;
La bibliothèque reçoit nos petite enfants pour des activités d'inition à la lecture;
La bibliothèque, c'est l'heure du conte;
La bibliothèque, c'est l'assistance de spécialiste de l'information;
La bibliothèque, c'est le club de lecture;
La bibliothèque abrite des journaux;
La bibliothèque abrite des revues et magasines;
La bibliothèque abrite des documents audio-visuels;
La bibliothèque offre des formations en informatique;
La bibliothèque offre des prestations musicales;
La bibliothèque offre des conférences;
La bibliothèque offre des rencontres d'auteurs;

Le tout GRATUITEMENT pour la population de Magog

La bibliothèque c'est plus qu'un entrepôt de livres
, c'est l'accès au Savoir et à la Culture.Il est temps de sortir le Savoir du garde-robe.

Michel Turcotte

Yolande Taupier

Commentaire mis en ligne le 26 novembre 2008
Monsieur Turcotte une bibliothèque abrite les livres.
Nous avons présentement à Magog une bibliothèque qui abrite des livres et il y a plein de place pour ceux qui s'y rendent.

Voulez-vous une UNIVERSITÉ de MAGOG à Magog?
Nous avons LA RUCHE qui abrite des livres.

Yolande Taupier

Commentaire mis en ligne le 24 novembre 2008
Monsieur Turcotte
LES DONNÉES FACTUELLES
Temps de crise financière mondiale
Prudence
Projet irresponsable
Magog doit vivre selon ses moyens et s'occuper de ses priorités. Une bibliothèque grandiose devient un LUXE non nécessaire.

ICI CE SONT LES SENTIMENTS QUI PARLENT ET NON LA LOGIQUE
AVEC CE PROJET DE BIBLIOTHÈQUE GRANDIOSE.

Michel Turcotte

Commentaire mis en ligne le 24 novembre 2008
Bonjour Mme Taupier et merci pour votre commentaire. Vous aurez compris que je suis favorable à l'implantation d'une Bibliothèque dans l'édifice ayant abrité la communauté chrétienne de Ste-Marguerite Marie, ma paroisse.
Mon intervention avait pour objectif d'alimenter la réflexion des citoyennes et citoyens de Magog afin de faire le meilleur choix en considérant, ÉGALEMENT, la nature de l'Institution qu'est une Bibliothèque.
Que vous votiez Oui ou Non, je vous invite à aller voter en grand nombre afin de donner à nos élu(e)s une orientation CLAIRE pour l'avenir de notre Bibliothèque.
Le référendum du 7 décembre est un exercice de démocratie participative qui doit tracer la route à d'autres consultations semblables sur des projets importants pour notre Ville.
Mais pour profiter pleinement de cet exercice démocratique, il est essentiel que toutes et tous aient en main TOUTES LES DONNÉES FACTUELLES.

Michel Turcotte,
citoyen de Magog

Yolande Taupier

Commentaire mis en ligne le 24 novembre 2008
Bonjour M. Turcotte,

j'ai lu votre article avec grand intérêt et OUI ceux qui sont opposés à une GRANDIOSE BIBLIOTHÈQUE sont de cet avis. La CULTURE c'est primordial et nos emplois manufacturiers aussi. Que ferions-nous sans nos bâtisseurs de maisons, nos plombiers, nos soudeurs et nos hommes à tout faire.

On ne peut pas les mettre au rancart. Magog est une ville manufacturière. Vous ne pouvez pas changer un cheval pur sang en un cheval de traie.

Magog a payé maintes fois des subventions pour les manufacturiers et ils ne peuvent pas laisser tomber leurs travailleurs en temps de vaches maigres. Ces compagnies deviennent des profiteuses!

Présentement les églises ferment temporairement car elles ne peuvent pas payer le chauffage. Faut se rendre compte que nous sommes en temps de vaches maigres.
Faut s'occuper de nos priorités i.e., l'épuration de notre eau potable, le salaire de nos pompiers qui procrastine depuis 2006, nos viaducs qui s'écrasent. Une bibliothèque serait urgente si nous n'en avions pas. Cependant c'est pas le cas.

Au lieu de payer pour l'ORFORD EXPRESS la réparations des rails, on pourrait acheter des ordinateurs pour nos écoles et des livres pour nos enfants et leur donner des écoles salubres ce qui n'est pas le cas présentement!

En d'autres mots, ceux qui vont voter NON NON NON
à un projet irresponsable et les anglophones qui nous appuient vont le faire pour voter contre un mauvais investissement et non CONTRE LA CULTURE.

Ce n'est pas une question de CULTURE ici, c'est une question de coûts et de vivre selon nos moyens.
Magog ce n'est pas PARIS.

Partout on rapetisse les bâtiments pour couper sur les dépenses.

Barack Obama est près du peuple et non près du VATICAN et des RICHES qui dépouillent les pauvres. Les sectes religieuses sont riches à craquer et elles nous prennent chaque année $400 millions par an pour le patrimoine religieux et cet argent pourrait aller pour la CULTURE de nos enfants plutôt que dans le béton du Vatican et ses églises vides. Faut pas être plus catholiques que le pape.

Salutations distinguées!
Yolande Taupier/Magog
Éric Kelly Remax

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