Pénurie d’infirmières : une formation à Magog?
Après avoir pris connaissance du reportage au réseau TVA (10 novembre) sur la pénurie d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et d’une grande difficulté à attirer du personnel dans les soins infirmiers, autant à Magog qu’ailleurs dans les régions environnantes, je crois que ce n’est pas le personnel intéressé par ces vocations qui manque, mais bien le «cercle limité» de pouvoir suivre la formation.
Pour vous dire, nous sommes facilement une vingtaine de personnes entre 22 et 30 ans de Magog intéressées à suivre une formation (sans compter ceux et celles que je ne connais pas), mais le seul endroit possible c’est à Sherbrooke, et encore là, les places sont limitées. Avec le prix de l’essence, qui ne cesse de fluctuer, aucune aide financière quand tu n’as pas d’assurance emploi, l’organisation familiale, etc., il est difficile d’aller à Sherbrooke.
Beaucoup de personnes s’inscriraient sur le champ pour une formation à Magog. Si Magog a cru bon placer une école pour la spécialité «caoutchouc», comment se fait-il que le député, le Ministère de l’Éducation, la Commission scolaire des Sommets et notre hôpital qui s’agrandit, ne mettent-ils pas en place une formation «infirmière» et «infirmière auxiliaire» à Magog même, et ce, rapidement ?
Notre ville a tous les atouts: La Ruche pour la formation et les stages à notre hôpital de Magog. Il faut urgemment «décentraliser» la formation pour minimiser les dépenses des personnes intéressées et ainsi, chez nous, s’assurer une relève dans ce domaine pour fournir à la demande.
Dans la présente campagne électorale, les candidats peuvent-ils prendre un engagement à cet effet afin d’assurer une relève à notre Centre hospitalier Memphrémagog ? Quel bel atout serait de dispenser une formation chez nous à Magog.
Isabelle Langlois
Magog