Bibliothèque: avant et après le référendum
La date du référendum sur la bibliothèque approche et le débat sur le bien-fondé de ce projet se poursuit.
Certains voudraient revenir constamment sur la justification du projet d’agrandissement lui-même. Il me semble qu’on n’en est plus à ce stade et que, quels que soient les chiffres et les arguments présentés, rien ne pourra jamais convaincre les irréductibles qui ne fréquentent pas les bibliothèques ou qui croient qu’une bibliothèque ne vaudra jamais un bout d’asphalte ou de trottoir.
Par contre, la lecture des journaux nous apprend que plusieurs personnes, sans être nécessairement contre le projet lui-même, s’inquiètent de l’escalade des coûts au fil des dernières années et se demandent si, d’ici le moment de la réalisation finale, ces coûts n’auront pas de nouveau augmenté.
Enfin, d’autres personnes s’identifiant à l’ancien Canton de Magog manifestent, sinon une claire opposition au projet, du moins un mécontentement bien senti à la suite de la fusion municipale dont le résultat serait plutôt des augmentations de dépenses et de taxes que de meilleurs services et des économies. Dans ce contexte, le choix de l’église Sainte-Marguerite pour la nouvelle bibliothèque leur apparaît la décision la moins appropriée.
Il me semble que, maintenant que le conseil municipal a décidé de tenir un référendum, il devrait prendre quelques autres décisions qui seraient de nature à rassurer l’ensemble de la population quant au contrôle des coûts de la bibliothèque et aux perspectives d’avenir de l’Est de la ville si le résultat du référendum est positif :
1) Engagement de créer un comité de surveillance formé de membres du conseil et de l’administration municipale et de citoyens réputés pour leur habileté en gestion financière et en gestion de projets. Les citoyens appelés à siéger sur ce comité agiraient à titre bénévole pendant toute la réalisation du projet. Le mandat du comité serait de s’assurer que tous les contrats et tous les achats soient réalisés au meilleur prix possible et son objectif ultime devrait être que, sans sacrifier à la qualité ou à des visions à courte vue, les coûts totaux non seulement n’excèdent pas les prévisions, mais, idéalement, soient inférieurs à ceux prévus;
2) Engagement de créer un Programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le quartier des Tisserands dès que le projet de la bibliothèque serait en marche. Un tel projet permettrait une réflexion en profondeur sur les diverses avenues pour redonner vie à ce secteur de la ville – en tenant compte notamment de la bibliothèque et de son rayonnement, mais aussi de l’agrandissement de l’hôpital et d’une possible reconversion de l’usine textile en motel industriel pour d’éventuelles entreprises liées aux technologies de l’information. Au passage, il faut saluer l’entente que la Ville de Magog vient de signer avec l’Université de Sherbrooke, entente qui constitue un excellent pas en avant en vue d’attirer à Magog de nouvelles entreprises de la «nouvelle économie».
Bonne réflexion et bonne écoute aux élus de ma ville natale. Audace et prudence ne s’excluent pas l’une l’autre, même en période économique difficile!
Daniel Faucher
Eastman
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 15 novembre 2008Non non non pourquoi compliquer les choses? C'est déjà assez confus comme ça présentement vous ne trouvez pas?
Nous sommes présentement en crise boursière où l'argent fond.
Ce n'est pas un dossier prioritaire. L'agrandissement de la bibliothèque actuelle serait suffisant.
Les dossiers prioritaires sont: Épuration de notre EAU POTABLE. Dossier 2006 salaire de nos pompiers.
Créer des emplois et recycler nos travailleurs.
Nos rues et viaducs à refaire.
Déménagement de nos pompiers.
Faut cesser de rêver en couleurs.
Laissons Mgr. Turcotte s'occuper de ses églises vides.
Ce n'est pas notre vocation!
On semble tout mélanger dans ce dossier de bibliothèque et c'est pas surprenant qu'on ait dormi sept ans là dessus. Rien ne presse....on peut continuer à dormir ou mettre ce dossier là sous la pile....c'est pas urgent!