Éric Doyon alias Soldat La Bombarde. (Photo Christian Caron)
Éric Doyon saute dans les souliers du Soldat La Bombarde…
La fermeture de GDX l'amène à fréquenter les écoles à titre d'historien
Âgé de 39 ans et père de trois fillettes de 10, 12 et 14 ans, c'est avec stupéfaction qu'Éric Doyon a appris la fermeture de l'usine GDX au cours de l'année 2007. La fermeture étant imminente, celui-ci ne disposait que de 16 semaines pour réorienter sa carrière. Un scénario qui n'avait rien de bien rose pour celui qui travaillait à cette entreprise depuis 1999.
Quand Éric Doyon est entré chez GDX, l'entreprise roulait à vive allure. «Je me suis pointé à l'usine lors de la première grande vague d'expansion, l'entreprise était alors très florissante et je pensais bien être là pour de nombreuses années», mentionne celui qui réside à Sherbrooke.
Éric avait pourtant fait sa part pour tenter d'empêcher cette fermeture. À titre de représentant syndical, il a multiplié les démarches afin de trouver des solutions de rechange, pour dénicher de nouveaux contrats et pour diversifier les produits offerts. Mais en vain…
Historien de formation, l'ex travailleur de GDX a quand même eu un peu de temps pour voir venir le coup. Quelques mois avant la fermeture de l'usine, survenue en février 2008, il s'est attardé à ressortir ses vieux volumes d'histoire de l'époque où il fréquentait l'université. Il désirait se rapprocher de ses racines. Une idée a alors germé dans sa tête. Pas question pour lui de baisser les bras. «À l'aide des gens du Comité de reclassement et des professionnels de Pro-Gestion, j'a concocté un projet consistant à offrir des conférences à caractère historique dans les écoles primaires et secondaires. Souvent, les jeunes n'aiment pas leurs cours d'histoire, ils trouvent ça fastidieux et ennuyant. Pour ma part, j'ai toujours pensé qu'il était possible de rendre ça intéressant, il suffit de rendre ça concret», pense Doyon.
Soldat La Bombarde
Depuis le mois de mai dernier, c'est dans les souliers du Soldat La Bombarde que notre homme pénètre dans les écoles afin de les plonger au cœur des années 1750. Il rentre dans les classes avec le chapeau d'époque, la veste, le manteau, les souliers et, bien sûr, le sabre attaché à sa ceinture. Il traite de la vie à l'époque de la Nouvelle-France. Bon orateur, il sait capter l'attention des élèves.