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La Corporation jeunesse veut retrouver son rythme de croisière

Les dirigeants recherchent activement de nouveaux locaux

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 2 novembre 2008 à 8:00
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La Corporation jeunesse veut retrouver son rythme de croisière
Le nouveau directeur de la Corporation jeunesse Memphrémagog, Patrick Martineau et l'intervenante Isabelle Lacasse. (Photo Christian Caron)
La Corporation jeunesse veut retrouver son rythme de croisière
Les dirigeants recherchent activement de nouveaux locaux
La Corporation jeunesse Memphrémagog est désireuse de retrouver son rythme de croisière. Et pour se donner un second souffle, les dirigeants souhaitent ardemment dénicher de nouveaux locaux afin de mieux servir la clientèle jeunesse.
Agissant à titre de directeur de la Corporation jeunesse depuis le mois d'août, Patrick Martineau reconnaît que l'organisme roule présentement au ralenti et répond plus ou moins bien aux mandats qui lui sont confiés. Pourquoi? Pour la simple et bonne raison que les locaux sont carrément inappropriés.

Le local de la rue Hatley est résolument trop petit et mal situé. «Depuis que nous sommes situés ici (depuis un peu plus d'un an), l'achalandage de la Maison des jeunes a diminué de façon importante. Les jeunes n'ont plus le réflexe de venir ici. Quant aux intervenants (les travailleurs de rue et les personnes reliées au service d'alternative à la suspension), ils ne bénéficient pas de locaux favorables à leurs opérations de tous les jours», fait valoir le directeur.

Le site de la Corporation jeunesse a changé à plusieurs reprises au cours des trois dernières années, ce qui a contribué à changer les habitudes des jeunes sur le plan de la fréquentation. Et pas pour le mieux… Par le passé, les locaux ont déjà été situés au centre-ville, ce qui facilitait le travail de tous et chacun.

C'est le défi de la Corporation jeunesse: de nouveaux locaux plus vastes. «Idéalement, suggère Martineau, nous aimerions nous rapprocher des écoles puisqu'une partie de notre clientèle est issue du milieu scolaire. Ce serait également intéressant d'être à proximité du centre-ville.»

Deux employés à temps plein sont au service de la corporation et cinq autres le sont à temps partiel, d'où la nécessité de miser sur des locaux mieux adaptés.

«Nous sommes ouverts à l'idée de louer ou d'acheter, selon les opportunités qui se présenteront», mentionne Patrick Martineau à ce sujet.

«Nous voulons démontrer que l'organisme est bien vivant, que nous sommes encore très actifs. Avec de nouveaux locaux, nous devrions être en mesure de retrouver notre rythme», renchérit Isabelle Lacasse, intervenante à cet endroit depuis huit ans.

Outre la Maison des jeunes, la corporation englobe aussi les services de travailleurs de rue et d'alternative à la suspension (interventions auprès des élèves suspendus momentanément des écoles).

Isabelle Lacasse s'empresse de signaler que tous les intervenants de l'organisme possèdent les compétences professionnelles requises pour effectuer les bonnes interventions. «Nous avons tous des diplômes, nous ne sommes pas des bénévoles qui font de l'improvision», d'émettre celle-ci sans prétention.

Par ces propos, elle souhaite réconforter les parents et donner toute la crédibilité qui revient à la Corporation jeunesse qui est parfois mal perçue par certaines personnes.

Par exemple, le directeur Martineau possède une formation en psychologie et en criminologie, en plus de ses différentes expériences accumulées au fil des ans, tant au sein de la Corporation jeunesse que dans d'autres organisations où l'humain est au centre des préoccupations.
Financement
Une des principales tâches du directeur consiste à dénicher le financement nécessaire au bon fonctionnement des trois volets de l'organisme. Patrick Martineau est fier de rappeler que la Caisse Desjardins Memphrémagog a donné un coup de pouce inespéré, en 2007, en y allant d'un généreux don de 50 000 $ pour le service «alternative à la suspension».

Récemment, une somme de 2000 $ a été attribuée par la Fondation Jean-Michel Anctil au terme d'un spectacle de l'humoriste à la salle Maurice-O'Bready.

Prochainement, des jeunes sillonneront les rues de Magog pour vous vendre des calendriers au coût de 5 $. Les sommes d'argent serviront les intérêts de la corporation.

Le ministère de la Santé et des Services Sociaux contribue évidemment au maintient des services via une enveloppe récurrente de 90 000 $.

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