L'extrême pauvreté est une abomination
Le Reflet du Lac, dans un article signé par Vincent Cliche, nous apprend qu'une soixantaine de personnes ont marché contre la pauvreté. Il faut souhaiter que ce nombre ne correspond pas à celui du nombre de personnes qui se soucient de la pauvreté à Magog, au Québec et ailleurs.
Disons-le sans hésitation, dans un pays comme le nôtre l'extrême pauvreté est une abomination. Tous les pauvres ne sont pas des paresseux qui cherchent à vivre aux crochets de la société. Ceux-là sont très minoritaires et souvent ont des troubles sévères de santé mentale. Au contraire, les pauvres sont des gens qui ont leur fierté. Ils sont prêts à contribuer à l'amélioration de leur sort. Ce sont les moyens d'y parvenir qui leur manquent. Et je ne parle pas d'argent seulement.
Ces outils qui les aideraient à s'en sortir, la société d'ici est en mesure de leur fournir. Il faudrait pour cela des décisions politiques énergiques que les citoyens appuieraient. Les politiciens hésitent d'aller dans ce sens sachant trop bien que le sort des pauvres ne rallie pas la majorité de leurs électeurs. Le jour où les citoyens manifesteront une volonté claire de soutenir des politiques susceptibles d'enrayer la pauvreté, peut-être que la situation changera.
Il y aura toujours des personnes plus pauvres que d'autres. Mais l'extrême pauvreté n'a pas sa place. Pourtant, pour qui accepte de s'ouvrir les yeux, et surtout le cœur, elle n'est que trop présente. Honte à nous de la tolérer!
Benoît Descôteaux
Montréal
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 14 novembre 2008Faudrait faire comprendre cela à la Ministre du Patrimoine qui donne l'argent pour le béton Église plutôt que pour les OUAILLES.
Puis à ceux qui veulent des élections $83 millions gaspillés et argent qui pourrait aller aux démunis.