Stephen Harper
Quand on prend les artistes pour des leurres
Pour gagner des votes au Québec, le Premier Ministre Stephen Harper a décidé de se mettre les artistes à dos, en coupant 45 millions de dollars en subventions fédérales.
La somme est minime comparé aux milliards qu’il garoche durant cette campagne électorale.
Les coupures ont enragé les artistes qui sont montés aux barricades, tel que Harper l’avait prévu. Des sondages conservateurs lui avaient indiqué qu’un certain groupe d’électeurs – la plupart des cols bleus qui votent rarement -- avaient l’impression que les artistes sont des parasites de l’État alors qu’ils travaillent fort pour mettre du pain sur la table.
Harper est fin stratège. Les artistes, il sait bien, ça ne vote pas bleu. Donc il n’a rien à perdre à leur taper sur la tête; ils ne seront jamais de son bord.
Selon certains Conservateurs les artistes du Québec sont des souverainistes, crypto-femino-gauchistes, environnementalistes, café-internetistes. Pour ne pas dire pire.
D’après Alexandre Brassard Desjardins, professeur à l'Université York, moins de 1% des artistes québécois s'identifient comme Canadiens. Au référendum de 1980, 86% des artistes ont voté oui; le double de la population générale.
Pour les conservateurs, le portrait-robot de l’artiste québécois se situe quelque part entre Gilles Vigneault et Pierre Curzi. En autres mots, des forts en gueule.
Donc une fois les artistes bien pompés avec l’aide du Bloc Québécois, qui est là comme toujours pour les défendre, Harper, dans son plus beau chandail bleu foncé, a commencé à faire la cour à son groupe cible, ceux qui votent rarement mais qui ne peuvent pas sentir les artistes qui vivent de subventions, surtout, si ces mêmes subventions leur valent un voyage en Europe!
Les éditorialistes de la go-go-gauche, nationalo-artistique ont tombé dans le panneau avec des éditos à n’en plus finir pour défendre les subventions.
Les Conservateurs se sont vite organisés pour qu’une des leurs, Myriam Taschereau de la région de Québec, candidate en mal de publicité, déclare que les artistes sont des ‘gâtés des deux bords.’ Ah! ces Conservateurs. Comme ils ont le tour avec l’huile. Et le feu. La chicane a repris des plus belle.
L’Honorable Josée Verner, ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine, des Langues officielles, de la Francophonie et des Salons de bronzages aurait pu facilement mettre fin à la controverse, mais sous les ordres du plus grand des grands, elle a empiré la querelle.
Comme ministre, elle devait défendre les artistes, a-t-elle dit, mais son rôle avant-tout est de représenter les citoyens de sa circonscription ‘qui ont aussi besoin d’argent et qui s’attendent à ce que le gouvernement gère leurs impôts de façon responsable.’
C’est assez clair qui était son groupe-cible?
Et les plaintes?
‘On reçoit juste des courriels de félicitations, a-t-elle dit.’
Au quartier général du Parti conservateur, on a qualifié l’opération ‘artistes’ de vif succès. Maintenant, il ne reste qu’à faire sortir le vote de notre nouveau groupe-cible de collets bleus le jour des élections.
Mais les artistes ont riposté. Ils sont montés aux barricades d’une façon qui pourrait faire dérailler la stratégie. Par l’humour.
Une poignée d’artistes bien en vue ont produit et diffusé sur U-Tube, ‘La culture en péril’. Ce clip met en vedette Michel Rivard qui se présente devant un board de néo-conservateurs pour demander des sous, qui serviraient à un échange culturel en France.
S’ensuit un malentendu linguistique et un jeux de mots autour du Phoque d’Alaska, qui est quelque chose d’autre en anglais. C’est tordant.
Si on regarde ce clip on dit : le fédéral ne comprend pas le Québec, ni les artistes, ni la langue française, ni les effets de la faune artistique sur sa population. Les séparatisses doivent faire la vague!!!
OPTION : Pendant ce temps, les votes que Harper gagnera chez son groupe-cible, pourraient lui échapper ailleurs si trop de Québécois se laissent prendre par l’esprit du vidéo-clip. Gilles Duceppe le souhaite.
Rira bien qui rira le dernier.
Gerry Pagé
Commentaire mis en ligne le 6 octobre 2008Quand on prend les Québécois pour des beurrés!
Dimanche, à Saint Hyacinthe, l’incontinent Duceppe s’est autorisé des bassesses langagières inacceptables. Il s’est comporté, ni plus ni moins, comme un être vil, haineux, bilieux et sans la moindre éducation. Duceppe est d’une violence inouïe. Il tente de projeter sur Stephen Harper ses accès sans limite et portés aux plus hauts niveaux de l’implosion felquiste. C’est une très consciente incitation à «la violence par procuration». Duceppe éclabousses, des merdes de ses frustrations et des fumiers de ses rages, tout ce que les Québécois ont consenti d’efforts pour définir la distinction qui particularise une Nation qui, en 2008, n’en a rien à foutre de ces crâneurs et casseurs anglophobes et ethnophobes. Duceppe agit aveuglément et s’autorise les pires excès, tel un chef de gang de rue. Ce petit mollah outrageant de l’intégrisme séparatiste éculé depuis des lunes, se comportant comme un goon unidimensionnel, mérite incontestablement un BLÂME NATIONAL. Fort de l’appui avoué du fantôme des fantoches et des marionnettes du PLQ qui nichent au pigeonnier de la passivité parlementaire de Québec, il abuse effrontément de la légendaire tolérance de la majorité des Québécois, tolérance qui s’effrite et se rapproche du point 0. Il reste à souhaiter que l’intelligence des Québécois n’en sera pas affectée et que leur lucidité suivra imperturbablement son cours. Son mépris sans borne et son inconduite aux abords de l’hystérie, pourraient lui coûter de très lourdes pertes, entraînant son évacuation de toute loggia cherchant à bloquer les rouages de la démocratie. Cet abcès doit résolument crever le 14 octobre 2008, quoi qu’en pense et quoique souhaite Bernard Descôteaux !