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Exposition de 39 icônes aux Trésors de la grange de Magog

Un intérêt croissant pour cet art au Québec

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 10 septembre 2008 à 4:00
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Exposition de 39 icônes aux Trésors de la grange de Magog
Lise Ouellet ne manque jamais une occasion de transmettre ses connaissances sur le merveilleux monde des icônes. (Photo Christian Caron)
Exposition de 39 icônes aux Trésors de la grange de Magog
Un intérêt croissant pour cet art au Québec
Vous êtes de ceux qui avez un intérêt pour les icônes ou vous aimeriez en savoir davantage sur cet art qui remonte presqu'au début du catholicisme? Si oui, prenez le temps de faire un détour au Centre d'art, d'artisanat et antiquités «Les Trésors de la grange» de Magog jusqu'au 28 septembre prochain.
Une collection de 39 icônes ornent les murs de l'endroit. Des icônes aux couleurs éclatantes et vivifiantes. C'est la collection de Lise Ouellet, une iconographe reconnue provenant de Québec. Des icônes conceptualisées sur une période de 20 ans.

«Les Québécois prennent de plus en plus le goût de redécouvrir cet art depuis quelques décennies. C'est un art que l'on avait délaissé, mais qui revient peu à peu», mentionne Lise Ouellet qui a procédé à un lancement en début de semaine en présence des gens de la presse régionale.

Pour ceux qui sont plus férus d'histoire, précisons que les icônes se sont propagées de Rome en Grèce, en Asie et en Russie pour s'étendre un peu partout.

Comme le précise Lise Ouellet, les 39 icônes présentées (dont une trentaine d'œuvres sont en vente) sont presque toutes exécutées selon la technique plus que millénaire de la «détrempe à l'œuf», une technique utilisée par les moines depuis le Ve siècle.

«Tout est symbolique quand on se retrouve en face d'une icône: les couleurs, la forme, l'attitude, les gestes, les vêtements et l'art. Certains ont l'impression que les visages sont teintés de tristesse, mais il faut plutôt y voir une forme de béatitude», fait remarquer celle-ci.
Un don
«Ce talent, c'est un don, je pense. J'avais 25 ans lorsque j'ai été séduite par cet art. Dès ce moment, je n'ai cessé de prendre des dispositions afin de me perfectionner. Après en avoir réalisé une toute première (1987), je me suis mise à la recherche de professeurs dans ce domaine dans le but d'élargir mes horizons. J'ai bénéficié de conseils de spécialistes venant de la Russie, de la France et de la Roumanie. Et c'est maintenant à mon tour, à l'occasion, de transmettre mes connaissances sur cet art», raconte l'artiste qui avoue être toujours fascinée par le mystère entourant ces œuvres d'art. D'abord par la lumière qui s'en dégage, mais aussi par la profondeur des regards et l'intensité des sentiments.

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