Hassan Laramée a reçu un support extraordinaire des membres de sa famille depuis son accident, le 23 juillet 2007. À ses côtés, on reconnaît sa copine Marie-Ève Fontaine, sa mère Sylvie Laramée et sa sœur Marie-Lou. Son père, Yvon Laramée, était absent au moment de la photo. (photo: Patrick Trudeau)
Hassan Laramée de retour chez lui
Un an jour pour jour après l'accident de vélo de montagne qui l'a rendu quadraplégique, Hassan Laramée est de retour à la résidence familiale d'Eastman. Et c'est là qu'il compte bien amorcer sa nouvelle vie.
L'ancien joueur étoile de basketball, rappelons-le, a subi une grave blessure au cou le 23 juillet 2007, après avoir chuté en vélo. Alors que les scénarios les plus noirs se dessinaient, il avait repris conscience quelques jours plus tard et avait même, au grand étonnement du corps médical, retrouvé l'usage de la parole. «J'ai réussi à faire plein de choses que les médecins jugeaient impossibles», se plaît-il à rappeler.
Malheureusement, ses membres inférieurs et supérieurs sont demeurés sans réponse, ce qui le confine en permanence à un lit ou un fauteuil roulant. Il doit également être branché sur un aide-respirateur. Mais ironiquement, c'est à l'aide de son souffle qu'il pourrait réaliser ses nombreux projets d'avenir.
Grâce à la technologie, il pourra bientôt diriger son fauteuil roulant avec une commande buccale, tout comme la télévision et autres appareils électroniques. «Je vais même pouvoir tirer à la carabine avec un adaptateur spécial», explique cet amateur de chasse.
Le retour à la maison le 22 juillet dernier a exigé une certaine acclimatation, non seulement pour Hassan, mais aussi pour ses proches. Le salon est pour l'instant devenu sa pièce principale, et l'on a installé une rampe d'accès pour lui permettre de profiter de la terrasse extérieure.
Une infirmière du CLSC le visite également tous les avant-midi, pour différents soins de base, alors que sa copine Marie-Ève Fontaine a délaissé son boulot pour être à ses côtés en permanence. «J'ai toujours voulu faire quelque chose d'important dans la vie et ça, je pense que c'est important», a lancé la jeune femme de 21 ans.
«Lorsqu'il était à l'hôpital Sacré-Cœur (à Montréal) ou à l'Institut de réadaptation, je le visitais à tous les jours. Je suis donc très familière avec tous les soins qu'on doit lui apporter. Je suis presque devenue moi-même une infirmière», ajoute-t-elle en riant.
Hassan Laramée devra bientôt retourner au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, afin qu'on réévalue sa condition. On décidera alors s'il peut vivre en permanence à son domicile, et quels aménagements doivent être faits dans la maison. «Il pourrait avoir son propre appartement, pour plus d'intimité, ou on pourrait même déménager dans une autre maison», a expliqué son père Yvon Laramée.