Le Bloc québécois veut livrer la guerre à la hausse des prix de l'essence. De gauche à droite, on reconnaît les députés bloquistes Serge Cardin et France Bonsant (Sherbrooke et Compton-Stanstead) ainsi que Frédéric Quintal, de l'association «L'essence à juste prix».
Le Bloc livre sa guerre pour contrer la hausse des prix de l'essence
Le Bloc québécois tisse des liens avec l'association «L'essence à juste prix» afin de mettre en place un plan d'action dans le but de contrer la hausse des prix de l'essence.
En juin dernier, la formation politique indépendantiste a déposé le projet C-454. Ce dernier comporte trois volets qui feront leur part pour renverser la vapeur et rééquilibrer les choses en faveur des consommateurs, espère la députée bloquiste de Compton-Stanstead, France Bonsant.
Le projet veut tout d'abord discipliner l'industrie pétrolière. Pour se faire, le Bloc québécois propose de donner plus de pouvoirs au commissaire à la concurrence. «Présentement, il est limité dans ses décisions, précise Mme Bonsant. Il faut qu'il ait le droit de donner des pénalités plus sévères. L'enquête menée récemment par le Bureau de la concurrence et qui a conduit à l'accusation d'un certain nombre d'individus et d'entreprises estriennes montre qu'il y a de la collusion dans la fixation des prix à la pompe. Le projet permettrait de mieux outiller le Bureau afin qu'il n'ait pas à attendre une plainte avant de mener enquête.»
Selon le projet de loi C-454, les industries pétrolières seraient appelées à contribuer à l'économie. «Ils font des milliards en profits et ont des privilèges fiscaux. Dans mon comté, j'ai des agriculteurs et des familles qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Le gouvernement aide les riches et laisse de côté les pauvres. Ça n'a pas de sens. Il faut qu'il y ait un réajustement.»
France Bonsant croit également que le gouvernement conservateur doit se réveiller dans toute cette histoire. «Ils n'ont pas de vision. C'est comme s'ils avaient la tête cachée dans les sables bitumineux.»
Selon la députée de Compton-Stanstead, le gouvernement devrait financer les recherches pour trouver des sources d'énergie alternatives. «De cette manière, on réduirait de beaucoup notre dépendance au pétrole», affirme-t-elle en précisant qu'il s'agit du troisième volet du projet de loi.
«Ce qui est dommage, c'est qu'au bout du compte, la facture est refilée aux consommateurs. Le transport est à la base de tout. Si les biens (nourriture, médicaments, vêtements, etc.) coûtent plus chers à transporter d'un océan à l'autre, le prix sera ajusté à la hausse.»