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L'accompagnement spirituel a répondu à de nombreux besoins… et reconverti quelques irréductibles

Patrick Trudeau par Patrick Trudeau
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Article mis en ligne le 21 juillet 2008 à 12:00
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L'accompagnement spirituel a répondu à de nombreux besoins… et reconverti quelques irréductibles
Quelques personnes offrent maintenant leur expertise au service d'accompagnement spirituel. De gauche à droite: Mgr André Tardif, Martine Caillier, Ronald O. Maheu et Samir Kodsi. (photo: Patrick Trudeau)
L'accompagnement spirituel a répondu à de nombreux besoins… et reconverti quelques irréductibles
Mis sur pied en mai 2007 pour répondre aux besoins des personnes en difficultés, le service d'accompagnement spirituel a suscité 415 interventions et bénéficié à plus de 70 personnes au cours de sa première année d'opération.
Chapeauté par la paroisse St-Patrice de Magog, ce service est offert gratuitement par l'intervenante Martine Caillier.

Les rencontres se sont déroulées principalement auprès des personnes vivant des épreuves telles un deuil, la maladie, la solitude ou une séparation. «Il y a des gens qui sont allés dans d'autres voies pour guérir leur peine, mais qui n'ont pas trouvé de repaires. Le deuil d'un proche, par exemple, est une étape qui doit être vécue. Souvent, après la mort de quelqu'un, on retourne travailler après quelques jours et on tente de passer par-dessus cette épreuve. Pourtant, il y a un processus qui doit être respecté et qui peut prendre entre six mois et cinq ans», soutient Mme Caillier.

Bien épaulée par le curé de St-Patrice, André Tardif, Martine Caillier a aussi découvert, en cours de route, un adjoint de qualité en la personne de Samir Kodsi. Ce consultant organisationnel, auteur de plusieurs livres, a décidé de donner de son temps bénévolement pour la ressource, après avoir lui-même été aidé dans le passé par Mgr Tardif. «André a été mon guide pendant longtemps et c'est maintenant à mon tour d'offrir mon expertise. La plupart des gens qui traversent une épreuve ont besoin d'être reconnus et accueillis. Par la suite, ils doivent apprendre à se séparer de leur épreuve», explique M. Kodsi.

Si le service d'accompagnement spirituel se défend bien de faire uniquement la promotion de la religion catholique, il arrive toutefois que des irréductibles se reconvertissent à l'Église. Ce fut le cas entre autres de l'homme d'affaires bien connu, Ronald O. Maheu, qui vivait un vide spirituel depuis plusieurs années. «J'ai été élevé par un père très religieux et j'ai aussi été pensionnaire chez les religieuses à Outremont. J'ai peut-être fait trop de religion à l'époque, ce qui explique que je ne pratiquais plus depuis longtemps. Avec le service d'accompagnement, j'ai eu beaucoup d'écoute et on m'a rassuré sur certaines de mes actions. Aujourd'hui, je vais à la messe par plaisir, et non par obligation», insiste-t-il.

Désireux à son tour de venir en aide au service d'accompagnement, M. Maheu entend mettre sur pied une campagne de financement cet automne, en vendant des crèches de Noël fabriquées par des artisans de la région. «De nos jours, durant les Fêtes, on s'attarde plus au Père Noël qu'à la mission de Jésus. Avec la vente des crèches, nous devrions pouvoir amasser des fonds et, du même coup, faire penser à l'essence même de Noël», a fait valoir Ronald O. Maheu.

Pour information supplémentaire sur le service d'accompagnement spirituel: 819 843-5255.

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