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Correspondances et musique au Festival Orford

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 20 juillet 2008 à 4:21
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Correspondances et musique au Festival Orford
Albert Millaire fera la lecture des correspondances entre Debussy, Tchaïkovski et Madame von Meck lors d'un concert présenté dans le cadre du Festival Orford, le 26 juillet prochain.
Correspondances et musique au Festival Orford
Lecture et musique se côtoieront l'espace d'un concert, le 26 juillet prochain pendant le Festival Orford. Le Trio Hochelaga et Albert Millaire partageront la scène de la salle Gilles-Lefebvre alors qu'ils s'échangeront des pièces de Debussy et de Tchaïkovski ainsi que des lettres de Madame von Meck.
Pour une troisième fois, Albert Millaire se glissera dans la peau de ces trois grands personnages pour livrer aux spectateurs attentifs leurs états d'âme. Pour se préparer à cette lecture, M. Millaire a étudié pendant longtemps les correspondances de Madame von Meck à ces illustres musiciens. Ses découvertes ont été multiples. «On apprend littéralement sur le caractère de l'homme (Tchaïkovski). Il est un homme complexe. Il était aussi homosexuel et, comme ce n'était pas accepté dans le temps, il s'est marié de force. Il a vécu dans un monde relativement trouble. Imaginez par quoi il a dû passer.»

Fait inusité, malgré de fabuleux écrits, Madame von Meck et Tchaïkovski ne se sont jamais rencontrés. Debussy, quant à lui, a donné quelques leçons de piano aux enfants de cette dame. Cette femme vouait une admiration sans bornes pour ces deux grands artistes.

Selon Albert Millaire, la lecture de ces correspondances peut faciliter la compréhension des œuvres des musiciens. «En effet, ça nous rapproche du compositeur. Mais, j'aime mieux quand on se laisse prendre par la musique. Nous ne sommes pas obligés de savoir toutes les circonstances qui entourent l'écriture d'une certaine pièce. Il faut se laisser imprégner par les notes», croit-il.

L'association de M. Millaire avec le Trio Hochelaga ne date pas d'hier. En effet, il est ami avec la violoniste du groupe depuis de longues années. «Cela fait maintenant quatre ans que nous donnons un récital avec comme trame de fonds les poèmes de Nelligan. C'est elle qui m'a approché pour savoir si j'étais intéressé à lire les correspondances du spectacle de Debussy, Tchaïkovski et Madame von Meck», raconte Albert Millaire.

Ce dernier est un habitué du Festival Orford. Par les années passées, il avait animé un récital dans le même genre et avait mis en scène l'opéra «Don Giovanni» de Mozart alors qu'Agnès Grossman était la directrice du Centre d'arts Orford.

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