Professionnel au club Venise depuis moins d'un an, Jérôme Blais espère un jour atteindre le prestigieux circuit de la PGA. (photo: Patrick Trudeau)
Jérôme Blais vise le circuit de la PGA
Aucun Québécois n'a réussi l'exploit jusqu'à maintenant
Golfeur de l'année au Québec en 2007, Jérôme Blais espère réussir là au aucun autre Québécois n'a réussi auparavant: atteindre le prestigieux circuit de la PGA (Professional Golfers Association).
Âgé de 30 ans, Blais sait qu'il doit profiter des cinq ou six prochaines années s'il veut atteindre son objectif. «Mon jeu devrait continuer à s'améliorer au cours de cette période alors ce sera le temps ou jamais de me qualifier pour le circuit régulier de la PGA», indique-t-il.
Depuis un an, les choses se sont passablement bousculées dans la vie de Jérôme Blais. Au terme de la saison 2007, il revendiquait deux victoires et des gains totalisant 58 000 $, dont un tournoi lui rapportant pas moins de 40 000 $. Il s'est retrouvé en tête du circuit québécois, et il a signé presque en même temps un contrat à titre de professionnel au club de golf Venise.
À l'automne dernier, il emménageait également dans sa nouvelle résidence de Magog, en compagnie de sa conjointe et ancienne championne d'escrime, Nancy Venne. Inutile de dire que le sport occupe une grosse place dans les discussions de ce jeune couple. «Nancy me comprend très bien dans mon cheminement puisqu'elle a elle aussi fait du sport à un haut niveau. Et je pourrais même dire qu'elle me porte chance puisqu'elle était présente lors de mes deux victoires l'an dernier», raconte le golfeur originaire de Sherbrooke.
Après une première tentative infructueuse en 2006, Jérôme Blais entend bien se représenter aux qualifications de la PGA américaine à la fin de l'été. Il ne sera toutefois pas seul à revendiquer une place sur le gros circuit. «Il y a au-delà de 1000 golfeurs qui s'inscrivent aux essais et il y a par la suite plusieurs étapes à franchir avant d'avoir une place. On doit notamment jouer six rondes à la dernière étape. Et ça coûte pas moins de 5000 $ juste pour s'inscrire», explique-t-il.
Selon le professionnel de Venise, un golfeur qui désire percer n'a pas d'autre choix que de s'expatrier quelques mois par année vers les destinations plus chaudes. «Le talent est là chez les joueurs québécois. C'est juste que le climat ne nous avantage pas. Quelqu'un qui veut vraiment se classer pour la PGA doit aller s'entraîner à l'extérieur du Québec durant la saison hivernale», plaide-t-il.