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Prix du pétrole: Des défis, mais aussi des opportunités

Steven Guilbeault par Steven Guilbeault
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Article mis en ligne le 16 juin 2008 à 14:09
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Prix du pétrole: Des défis, mais aussi des opportunités
Est-ce que la hausse fulgurante des prix du pétrole va nous permettre de relever les défis environnementaux et sociaux liés à notre dépendance au pétrole ? À lire les manchettes économiques, on serait bien tenté de le croire!

« Les transports collectifs victimes de leur succès »; en grande première nord américaine, Montréal mettra « 2400 vélos en libre-service à Montréal dès l’an prochain ». « Plusieurs experts croient que le prix des carburants a atteint un « point de bascule », les automobilistes ayant commencé à changer leurs habitudes. C’est ce qui expliquerait l’effondrement des ventes de VUS et la hausse marquée de la popularité des transports collectifs.’



Ce n’est pas tout : La distance annuelle moyenne parcourue au moyen de l’automobile individuelle aux USA a diminué de façon significative à la faveur d’un gallon d’essence à plus de 4$ le gallon. Le journaliste économique de Radio-Canada, Gérald Fillion, rapporte que certaines municipalités et entreprises envisagent même la semaine de quatre jours de façon à minimiser les sommes consacrées aux déplacements. Et Fillion d’ajouter : « Au Québec entre 75 et 80% de la population a un salaire qui varie entre 30-35 000$ par année. Moins de déplacements signifieraient un peu plus de … pain sur la table! »

Ce pourrait-il donc qu’on assiste, qu’on se dirige vers une transformation profonde et durable de nos habitudes de vie et vers une société plus économe et moins polluante? On ne peut que le souhaiter tout comme espérer que la transition cause le moins de désagrément voire de souffrance à la population!

Cependant il y a sûrement lieu d’être prudent. Le « signal de prix » peut s’avérer volatil et des experts prévoient le recul du prix du baril de pétrole au niveau des 80-85 $ U.S.! Remarquez que ce sont les mêmes experts qui disaient, au début des années 2000, que le prix maximum du baril de pétrole allait être de 30 $ U.S.

Il faut rappeler enfin que les objectifs consensuels de réduction de carbone sont, disons, assez exigeants : l’Allemagne compte réduire ses émissions de 40% à l’horizon 2020 et le Japon a officiellement annoncé hier des objectifs de -60-80% d’ici 2050!

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 13 juillet 2008
Les pétrolières se tournent vers l'avenir pour remplacer le pétrole quoiqu'en disent les alarmistes comme Monsieur Guilbault.


Ces entreprises pétrolières sont conscientes que le pétrole est non renouyvelable et que le défi est de trouver d'autres sources fiables pour le remplacer. Il semble que de plus en plus ces dernières se tournent vers l'Hydrogène et les fabricants d'automobiles aussi.

Ainsi en faisant une recherche sur intyernet, j'ai été surpris de constater que presque toutes les pétrolières avaient des division Hydrogène. Voiici quelques uns de ces sites pour vous en convaincre.


http://www.axane.fr/gb/products/h2/h2.html http://www.shell.ca/home/content/ca-fr/about_shell/what_we_do/oil_sands/aosp/scotfordupgrader_f.htmlhttp://www.autonet.ca/donut/content/nouvelles/environnement/2004/11/11/4807506.html http://www.bp.com/genericarticle.do?categoryId=4502593&contentId=51178 http://uk.reuters.com/article/oilRpt/idUKN0435211620071004
http://www.total.com/fr/responsabilite-societale-environnementale/futur-energetique-1/ http://www.imperialoil.ca/Canada-Francais/thisis/publications/2001q1/440automobile.htm


Le seul problènme est la grosseur de la Full-Cell Batterie mais la découverte de MIT permet de miniaturiser davantage la batterie.

http://www.lefigaro.fr/automobile/20070413.FIG000000179_naissance_d_une_batterie_revolutionnaire.html


J'ai vu aussi les premières expériences de la fabrication d'hydrogène comme carburant lors de mon passage à la Baie de James en 1983. Depuis ce temps, je suis l'évolution du dossier à partir de la compagnie américaine en bourse "Stuart Energy" qui s'est fusionnée avec une autre compagnie de l'Ontario pour former la compagnie cotée en bourse "Hydrogenics" qui commercialise la "Full-Cell Battery". Il s'ensuit des développement en Californie (Hydrogen Highway) et récemment en Colombie-Britannique où le gouvernement Harper va se servir des jeux de Whisler en 2010 pour faire la promotion du BC Hydrogen Highway. Ici au Québec l'UQTR à Shawinigan est placé dans le peloton de tête mondial avec son Institut de recherche sur l'hydrogène : http://irh.uqtr.ca/ http://www.hydrogenhighway.ca/code/navigate.asp?Id=265 http://www.hydrogenhighway.ca.gov/

et je surveille les autos écologiques
http://www.cleanova.com/public/sve/ http://www.hydroquebec.com/4d_includes/la_une/PcFr2004-148.htm
http://www.clean-auto.com/

et les autobus écologiques aussi: http://www.gruau.com/plansite.html
http://www.clean-auto.com/spip.php?article4612
(La Ville de Québec s'est doté de 8 minibus Gruau)

Oui, malgré les hauts cris des alarmistes subventionnés, il se fait des progrès technologiques qui me donnent l'espoir que le pétrole aura une alternative dans un avenir rapproché. Paris ne s'est pas bâti dans un jour et vouloir presser les choses ne fairt que nous amener des solutions peu durables et à des prix exorbiitants. Personnen ne veut di

Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 13 juillet 2008

Monsieur Guilbault,

je vous ai vu casser du bois sur les pétrolières et sur le gouvernement Harper, aller et retour.


J'ai constaté que le gouvernement Harper avait une approche proactive dans le dossier des GES et le 12 mars 2007 à Calgary, le Ministre Gary Lunn annonçait avec ses partenaires dans Innoventures Canada (I_CAN) que le nouveau gouvernement du Canada investit dans la recherche sur la capture du carbone. (voir communiqué du gouvernement fédéral sur leur site)

Or, je découvre aujourd'hui une pleine page publiée par le CRIQ à la page 26 du Journal de Québec démontrant qu'avec des algues, on capte le CO2 et on le transforme en carburant propre comme le méthane et le biodiézel et même en produits dérivés. Je remarque la source au bas de la page : Innoventures Canada (I-CAN)


Qui sont les partenaires du gouvernement canadien dans I-CAN ?

I-CAN est le mécanisme qui allie les ressources de l'industrie, des gouvernements et des organismes de recherche pour diriger de grands projets de recherche et développement au Canada. Les partenaires financiers d'I-CAN pour ce projet comprennent : Shell Canada Limitée, Epcor Utilities Inc., Graymont, RNCan et le gouvernement de l'Alberta.

Sous la direction de l'Alberta Research Council, du Saskatchewan Research Council, de l'Industrial Technology Centre du Manitoba et du Centre de recherche industrielle du Québec, le Centre I-CAN pour la conversion du dioxyde de carbone (CO2) permettra de mettre au point des réseaux de microalgues qui auraient la capacité de capter jusqu'à 100 millions de tonnes de CO2 provenant des industries, telles que les usines alimentées au charbon et les projets d'exploitation des sables bitumineux. L'algue, une source précieuse de biomasse, pourra ainsi être transformée en une gamme de produits industriels et de sous-produits comme le gaz naturel renouvelable, l'hydrogène et les biocombustibles.

(source: toujours le même communiqué du 12 mars 2007)

Mal vous en pris de cracher sur les pétrolières et le gouvernement Harper qui comme on le constate font des efforts que vous ne faites pas, vous contentant de manifester et de jouer au gérant d'estrade. Vous nierez encore une fois comme pour l'Éthanol...

Mais là ne s'arrête pas mon propos. Je m'en voudrais de ne pas revenir sur le protocole de Kyoto et sur les bourses du carbone, deux attrapes nigaud que vous prônez à tour de bras en plus d'avoir souvent cité l’Europe en exemple...

Je vous invite à lire cet article: « Kyoto coule l’Europe: il est peu probable que l’Europe puisse continuer seule la réduction des émissions » sur le lien suivant: http://skyfall.free.fr/?p=37

En voici quelques extraits avec mes annotations.

On y apprend qu'un drame politique se noue actuellement en Europe sur le futur de sa stratégie sur Kyoto. L'issue va modeler la politique climatique et les négociations internationales dans les années à venir. (Annotation : C ‘est ce qui s’est passé au dernier sommet du G8 au Japon.) Au cœur de la confrontation croissante se trouve le Schéma d'Echange d'Emission (SEE) et une inquiétude croissante sur son possible échec. La crise est centrée sur un conflit fondamental entre le réalisme économique et l'idéalisme écologique, entre l'intérêt national et l'idéologie verte. Elle a dévoilé la tension croissante entre l'enthousiasme vert de l'Europe et la prise de conscience qu'un programme d'action unilatéral conduit à un coût faramineux qui commence à éroder la stabilité économique d'un continent en déclin.

Tandis que les effets négatifs se font ressentir dans la réalité économique à travers l'Europe, des fissures profondes dans les fondations vertes commencent à devenir visibles. Gunter Verheugen, le commissaire européen à l'industrie, a averti que, "en y allant solo", l'Europe est en train d'entraver son industrie et ses consommateurs avec des coûts croissants qui pénalisent la compétitivité internationale de l'Europe. Au lieu d'améliorer les conditions environnementales, la politique européenne menace de rediriger les productions intensives en énergie vers d'autres endroits du monde où il n'est pas question de réduction obligatoire du carbone.

L'avertissement de Verheugen confirme ce que l'administration US a dit depuis des années. Il est destiné à souligner le défi permanent posé par les concurrents asiatiques tels que la Chine et l'Inde qui sont prêts à supplanter les économies en berne de l'Europe au cours des prochaines décennies. En effet, l'unilatéralisme imprudent de l'Europe n'est pas seulement une contrainte à ses échanges et à son industrie. Pire, il a conduit à un ralentissement notable des budgets européens de R&D, une tendance glissante qui est en train de pénaliser le développement des technologies faible en carbone. (annotastion : Il en est de même au Canada. )

Voilà ce que je disait quand j'affirmais que le protocole était un marché de dupes car seulement 35 pays l'avaient signé et pas nécessairement les pays émergents devenus les pires pollueurs et les plus performants économiquement.

Maintenant les bourses du carbone et les taxes sur le carbone.

Le dysfonctionnement de l'EES est en partie dû à une faille inhérente qui a permis aux états membres d'allouer plus de permis d'émission que les entreprises industrielles n'en ont besoin. Bien que les producteurs d'énergie européens reçoivent ces permis gratuitement, ils ont passé le prix aux industries et aux consommateurs. Résultat, le coût de l'énergie en Allemagne a augmenté de presque 6 milliards d'euros en 2005, une charge qui risque de doubler les prochaines années. Cette ruse stratégique a permis aux producteurs d'énergie de faire des milliards de bénéfices exceptionnels. Ce marchandage douteux a fini en fiasco politique : en avril 2007, le mécanisme d'échange s'est pratiquement effondré suite à un crash du prix du carbone.

En ce qui concerne le futur immédiat, une chose est claire : après des années de promesses exagérées que le protocole de Kyoto n'allait pas bouleverser leur économie, les gouvernements européens commencent à réaliser que l'époque des gesticulations gratuites sur le climat est terminée. A la place, l'inquiétude grandit au sujet des industries voire des pays entiers qui vont devoir payer le prix désastreux pour la marotte de l'Europe pour Kyoto. (annotation : Et du Canada aussi)

Pour empirer les choses, les chefs d'entreprise de l'industrie allemande ont averti qu'ils ne procéderaient pas à des investissements de plusieurs milliards destinés à l'énergie si jamais le gouvernement perd son combat contre la Commission Européenne qui cherche à réduire les crédits d'émission. L'UE a signifié clairement qu'elle ne céderait pas aux exigences de l'Allemagne car cela déstabiliserait le mécanisme d'échange déjà fragile.

Tant que les promoteurs de Kyoto pouvaient s'en tirer avec des promesses que leur politique n'allait pas infliger des coûts significatifs, nombreux étaient ceux tentés de croire aux promesses improbables. Maintenant que le vrai coût de Kyoto commence à faire mal aux poches des européens, le consensus initial tombe en pièce.

Lors des dernières semaines, même les Démocrates américains ont prudemment commencé à réduire les attentes. Ils concèdent maintenant que même sous une administration Démocrate, les Etats-Unis ne sont susceptibles de joindre aucun programme climatique international qui n'incluraient pas les superpuissances menaçantes asiatiques et qui entraverait son économie avec des obligations unilatérales.

Les réalistes de la politique ont digéré ces développements difficiles. Il y a des signes qu'ils sont en train de préparer le public à une ultime sortie de l'UE des traités du type Kyoto. (annotation : Le dernier G8 a démontré que les dirigeants politiques ont compris la leçon)

Mais vous, monsieur Guilbault vous continuez à vanter les vertus de Kyoto et vous cachez ces choses au peuple. Pas surprenant que vous soyez déçu du récent sommet du G8 au Japon Le chat est sorti du sac, l’utopie du réchauffement se refroidi...

Sylvain Guillemette

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2008
Les pétrolières, année après année, nous annonce des profits records de près de 500%! Cela ne vous dérange pas camarades?

Bien, faites-vous donc sucer le sang jusqu'à la goutte ultime! C'est peut-être tout ce que vous méritez dans le fond!

Mathieu Sanfaçon

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2008
Je suis en accord, le prix de l'essence à un impact sur les habites de vie de plusieurs, il ne faut cependant pas que la responsabilité écologique repose sur les actions individuelles de chacun, je m'explique; afin que les citoyens prennent des choix sociaux et écologiques il faut qu'il existe des structures pour absorber au maximum les répercussions négatives chez ces derniers (bon système de transport en commun, bonne piste cyclables et pourquoi le vélo libre!) www.avelocitoyens.com
Éric Kelly Remax

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