Le président Marty-Kanatakhatsus Meunier tient l'Association de crosse mineure de Magog à bout de bras. (photo: Patrick Trudeau)
La crosse mineure se retrouve finalement… dans l'eau chaude
N'eût été de l'acharnement de son président, l'Association de crosse mineure de Magog serait certainement disparue du paysage sportif cette année.
L'organisation magogoise connaît une saison 2008 particulièrement difficile, avec des pertes d'effectifs de 65 %, et un déménagement de ses activités vers l'aréna de Bromont, en raison des travaux effectués présentement à l'aréna de Magog (remplacement des bandes). «Fort heureusement que je suis passionné par ce sport, sans quoi j'aurais abandonné dès le début de la saison», reconnaît le président Marty-Kanatakhatsus Meunier.
Il n'y a donc que deux équipes (bantam et midget) en 2008 au sein de l'Association, soit un total de 27 joueurs… dont 17 Magogois. «Le seul point positif dans cette histoire, c'est que nous avons recruté de nouveaux joueurs de la région de Bromont. Pour le reste, ce n'est pas très rose. Nous avons perdu de nombreux bénévoles et la plupart de nos arbitres en raison de l'éloignement. Sur le C.A., il ne reste que ma blonde et moi-même», poursuit le président.
Bien que la Ville de Magog ait accepté de défrayer les coûts de location à l'aréna de Bromont et ait alloué un montant pour le covoiturage, les joueurs de crosse ont dû faire face à des difficultés imprévues dans leur «nouveau» domicile. «L'entente entre Magog et Bromont ne comprenait pas l'utilisation de l'eau chaude pour les douches d'après-match. On nous a dit que c'était un vieux système et que ça coûtait une centaine de dollars à chaque fois qu'on le mettait en marche. Il a fallu qu'on fasse la demande à trois reprises, et qu'on soit confronté à une menace de grève des arbitres pour que Magog réussisse finalement à faire débloquer le dossier, mais seulement pour les parties. Pour les pratiques, ce sera l'eau froide. C'est malgré tout un énorme soulagement, même si cette nouvelle arrive au tiers de la saison», laisse entendre M. Meunier.
Ce dernier reconnaît que son sport a pris tout un recul avec les événements des dernières semaines. «Ça va certainement nous prendre trois ou quatre ans pour reconstruire l'Association à Magog. On va se remettre à faire de la sollicitation dans les écoles l'an prochain. Il va aussi falloir changer l'image de la crosse, qui est surtout considérée comme un sport violent. Quand c'est bien joué et bien enseigné, c'est un très beau sport qui exige de la vitesse et de l'habileté», fait valoir le président magogois.