La dernière page de l'ancienne CS Brooks vient d'être tournée.
Seulement 1500 $ par employé pour clore le dernier chapitre de CSBS
La dernière page du dernier chapitre de la saga de CSBS a été tournée vendredi dernier (9 mai) avec l'entente survenue entre la compagnie américaine et ses créanciers
Les créanciers ont accepté dans une proportion de 84 % la proposition de règlement de l'entreprise placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers depuis janvier dernier.
Les employés se partageront donc une somme d'environ 1500 $ chacun, et ce, sans prime de départ, ni préavis de six semaines. Cette somme représente une partie des paies de vacances que l'employeur doit à ses employés.
Cette étape représente la fin pour cette ancienne CS Brooks même si elle évite ainsi la faillite, puisque les dirigeants américains ne prévoient pas redémarrer la production dans un avenir rapproché. «Ça marque le point final, il ne reste plus que de l'espérance», résume un représentant du syndicat, Richard Thivierge.
Selon le Syndicat catholique du textile, une mince tranche de la vente des actifs de la compagnie, qui sont estimés à 120 000 $, reviendra dans les poches des employés. La majeure partie de cette somme servira à payer le syndic Raymond, Chabot, Grant, Thornton.
Richard Thivierge rejette aussi du revers de la main la rumeur voulant que la survie du plus vieux syndicat indépendant au Québec soit en péril avec la disparition de CSBS. «Nous sommes peut-être en restructuration, mais on conserve encore quelque 200 membres chez Difco», prévient-il.
La dette de 22 M $ accumulée par la compagnie Long Road Asset Management (propriétaire de CSBS) s'expliquait par un déficit d'exploitation de 5 M $ en décembre 2007, des ventes de 2007 inférieures de 24 % par rapport à 2006, ainsi que des pertes de 6,6 M $ depuis l'acquisition en 2006.