Gisèle Lacasse Benoit espère que les six municipalités du lac Memphrémagog redonneront à la rive ce qui lui appartient. (photo archives: Dany Jacques)
Le MCI applaudit la Ville de Magog
Le groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) félicite la décision de la Ville de Magog d'imposer une bande de protection de 10 mètres sur toutes les rives de ses lacs et plans d'eau.
La présidente du MCI, Gisèle Lacasse Benoit, applaudit le conseil municipal, mais fustige toujours la MRC de Memphrémagog. «Nous sommes très heureux de voir une Municipalité appliquer une politique qui existe depuis dix ans. Cependant, les six villes du lac Memphrémagog ont chacune des règlements différents en la matière. Quant à la MRC, elle demeure timide avec sa bande de cinq mètres seulement», lance-t-elle.
La MRC de Memphrémagog a tout de même l'intention d'élargir cette bande de protection à dix mètres d'ici cinq ans. «Dommage, car la MRC rate la chance de démontrer du leadership. En partant à dix mètres, toutes les municipalités auraient eu l'obligation de l'imiter ou d'en faire plus. Aujourd'hui, la largeur de cette bande varie d'une rive à l'autre», déplore-t-elle en réclamant l'uniformité des règlements.
Néanmoins, la décision de la Ville de Magog demeure, pour elle, un excellent point de départ, surtout que son territoire comprend plus de 30 % des rives du lac Memphrémagog.
Gisèle Lacasse Benoit espère maintenant que tous les élus se rallieront à l'objectif de redonner à la rive ce qui lui appartient. Elle cite de nombreux experts qui réclament une bande de protection d'au moins 10 mètres, mais idéalement 30 mètres.
Elle écrivait aux élus, récemment, qu'une bande riveraine de protection n'avait aucune influence positive si on ne coupait pas les sources de phosphore. Elle citait aussi un passage signé par des chercheurs du Groupe de recherche en limnologie, composé de spécialistes des lacs et des cyanobactéries; «D'où viennent le phosphore et l'azote? De partout. Des fosses septiques, des égouts municipaux, des chantiers de construction, des pluies acides, etc. Mais les principales causes sont l'agriculture et le déboisement. Chaque personne habitant dans un rayon de 100 mètres d'un lac y rejette autant de phosphore qu'un hectare de forêt», lit-on.