Magog songe très sérieusement à imposer une protection de 10 mètres sur les rives de tous ses lacs et cours d'eau. (photo archives: Dany Jacques)
Protection de 10 mètres sur les rives magogoises
La Ville de Magog prévoit adopter un règlement plus musclé que celui de la MRC de Memphrémagog en matière de protection des bandes riveraines.
Les élus magogois ont profité du Jour de la Terre du 21 avril pour déposer un projet de règlement en ce sens. Il propose notamment une interdiction de l'entretien de la végétation sur une bande de 10 mètres, comparativement aux cinq mètres de la MRC, qui augmentera toutefois sa protection jusqu'à 10 mètres d'ici 2013.
À cette interdiction de tondre la pelouse sur une bande de 10 mètres, s'ajoutent l'impossibilité d'épandre de l'engrais et l'obligation de revégétaliser le même espace d'ici 2012. Le règlement prévoit aussi l'obligation de contrôler l'érosion des sols lors de travaux de remblai-déblai situés à moins de 30 mètres d'un cours d'eau, d'une ligne de propriété, d'un fossé ou d'un égout pluvial.
L'objectif du conseil municipal consiste à limiter la migration des nutriments, comme le phosphore, vers les plans d'eau. Selon les élus, ces actions contribueront à freiner le phénomène des cyanobactéries.
L'adoption officielle du règlement sera toutefois précédée d'une assemblée publique, qui sera tenue à l'Hôtel de Ville de Magog, le lundi 12 mai, à 19 h 30. Le projet de règlement y sera expliqué et les citoyens y seront entendus. «On veut écouter tout le monde et on apportera des modifications au besoin», assure le maire Marc Poulin.
Ce règlement risque de toucher à bien du monde, car les dispositions concernent tous les cours d'eau, comme les lacs Memphrémagog, Magog et Lovering, mais aussi la rivière Magog, le ruisseau Castle, la rivière aux Cerises et de nombreux autres ruisseaux.
À l'inverse, la Ville s'engage à déposer un plan de réhabilitation des berges publiques. Des rives dénudées, comme celles de la Plage des Cantons, pourraient donc profiter d'une restauration d'ici les trois ou quatre prochaines années. «Si on demande aux citoyens de faire leur part, la Ville doit aussi s'engager à faire des gestes», de dire Marc Poulin.