C’est ce type d’embarcation «wakeboard» que les cinq Municipalités du lac Massawippi viennent de bannir sur leur plan d’eau.
BRP déplore la discrimination au lac Massawippi
BRP déplore la discrimination à son égard de la part des élus du lac Massawippi, qui viennent de bannir la circulation des bateaux «wakeboard» (planches nautiques) et à turbine (motomarine) sur leur plan d’eau.
Le vice-président communication et affaires publiques chez BRP, Pierre Pichette, avoue ne pas avoir vu venir cette bombe. «Je déplore la décision prise par cinq élus sans nous en informer au préalable et sans nous laisser le temps de donner notre point de vue», proteste-t-il.
Pierre Pichette insiste pour approfondir le dossier qu’il juge très sérieux. Il tentera aussi de discuter avec les élus de North Hatley, Sainte-Catherine-de-Hatley, Ayer’s Cliff, Canton de Hatley et Hatley.
Ce dirigeant de BRP, cette entreprise qui produit les motomarines à Valcourt, brandit de nombreuses études prouvant la technologie propre de ses produits discriminés au lac Massawippi, mais distribués aux quatre coins de la planète. «Des parcs nationaux américains ont réintroduit les motomarines après la lecture de ces documents», informe-t-il.
M. Pichette rappelle que BRP trône au sommet de l’industrie nautique mondiale. Il ne comprend pas la décision des élus, surtout avec les nombreux travailleurs de Valcourt, qui produisent des items de réputation mondiale.
Il assure que les bateaux à turbine ne provoquent que des vagues minimes. Selon lui, beaucoup d’autres éléments causent l’érosion des berges. «Contrairement à ce que dit le règlement, nos motomarines ne représentent pas une nuisance. Il s’agit des embarcations les plus silencieuses sur les lacs. Pourquoi bannir les motomarines mais pas les bateaux traditionnels, qui causent autant ou plus de vagues?», se questionne M. Pichette.
Denys Martin, président de Sport Aventure Magog-Orford et usagers de longue date de sports nautiques au lac Massawippi, abonde dans le même sens que M. Pichette. Il envisage d’ailleurs un recours légal en compagnie de riverains et de propriétaires de bateau pour renverser la vapeur.
Le règlement adopté par les cinq Municipalités interdit la pratique du «wakeboard» et «wakesurf», de même que les bateaux à turbine. Les élus jugent que ces embarcations constituent des nuisances pour le lac Massawippi à cause du bruit, de l’érosion des rives qu’ils produisent, de même que la dégradation de la qualité de l’eau du même plan d’eau.
Des écologistes crient victoire. C’est notamment le cas de Jean-Guy Dépôt, au lac Bowker, qui préside aussi le Conseil régional en environnement de l’Estrie.
Daniel St-Laurent
Commentaire mis en ligne le 26 avril 2008Je pense que les Maires qui ont pris cette décision mérite que les citoyens les appuis car le loby des compagnies sont très puissant auprès de certains haut dirigeants de la politique provincial ou fédéral.Pour terminé laisser reposé le lac il est de plus en plus malade,je peu le constaté visuellement depuis dix ans je suis sur que scientifiquement que le rapport doit etre appeurant.Pour notre qualité de vie et celle du lac levons nous debout et arretons de pensé que le voisin le fera pour nous, nous sommes tous concernés.