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BRP déplore la discrimination au lac Massawippi

Dany Jacques par Dany Jacques
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Article mis en ligne le 22 avril 2008 à 5:02
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BRP déplore la discrimination au lac Massawippi
C’est ce type d’embarcation «wakeboard» que les cinq Municipalités du lac Massawippi viennent de bannir sur leur plan d’eau.
BRP déplore la discrimination au lac Massawippi
BRP déplore la discrimination à son égard de la part des élus du lac Massawippi, qui viennent de bannir la circulation des bateaux «wakeboard» (planches nautiques) et à turbine (motomarine) sur leur plan d’eau.
Le vice-président communication et affaires publiques chez BRP, Pierre Pichette, avoue ne pas avoir vu venir cette bombe. «Je déplore la décision prise par cinq élus sans nous en informer au préalable et sans nous laisser le temps de donner notre point de vue», proteste-t-il.

Pierre Pichette insiste pour approfondir le dossier qu’il juge très sérieux. Il tentera aussi de discuter avec les élus de North Hatley, Sainte-Catherine-de-Hatley, Ayer’s Cliff, Canton de Hatley et Hatley.

Ce dirigeant de BRP, cette entreprise qui produit les motomarines à Valcourt, brandit de nombreuses études prouvant la technologie propre de ses produits discriminés au lac Massawippi, mais distribués aux quatre coins de la planète. «Des parcs nationaux américains ont réintroduit les motomarines après la lecture de ces documents», informe-t-il.

M. Pichette rappelle que BRP trône au sommet de l’industrie nautique mondiale. Il ne comprend pas la décision des élus, surtout avec les nombreux travailleurs de Valcourt, qui produisent des items de réputation mondiale.

Il assure que les bateaux à turbine ne provoquent que des vagues minimes. Selon lui, beaucoup d’autres éléments causent l’érosion des berges. «Contrairement à ce que dit le règlement, nos motomarines ne représentent pas une nuisance. Il s’agit des embarcations les plus silencieuses sur les lacs. Pourquoi bannir les motomarines mais pas les bateaux traditionnels, qui causent autant ou plus de vagues?», se questionne M. Pichette.

Denys Martin, président de Sport Aventure Magog-Orford et usagers de longue date de sports nautiques au lac Massawippi, abonde dans le même sens que M. Pichette. Il envisage d’ailleurs un recours légal en compagnie de riverains et de propriétaires de bateau pour renverser la vapeur.

Le règlement adopté par les cinq Municipalités interdit la pratique du «wakeboard» et «wakesurf», de même que les bateaux à turbine. Les élus jugent que ces embarcations constituent des nuisances pour le lac Massawippi à cause du bruit, de l’érosion des rives qu’ils produisent, de même que la dégradation de la qualité de l’eau du même plan d’eau.

Des écologistes crient victoire. C’est notamment le cas de Jean-Guy Dépôt, au lac Bowker, qui préside aussi le Conseil régional en environnement de l’Estrie.

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Daniel St-Laurent

Commentaire mis en ligne le 26 avril 2008
Je pense que les Maires qui ont pris cette décision mérite que les citoyens les appuis car le loby des compagnies sont très puissant auprès de certains haut dirigeants de la politique provincial ou fédéral.Pour terminé laisser reposé le lac il est de plus en plus malade,je peu le constaté visuellement depuis dix ans je suis sur que scientifiquement que le rapport doit etre appeurant.Pour notre qualité de vie et celle du lac levons nous debout et arretons de pensé que le voisin le fera pour nous, nous sommes tous concernés.

Christian Girouard

Commentaire mis en ligne le 23 avril 2008
Il est déplorable que des administrations municipales cédant à certains groupes de pression, ignorent la loi ou pire encore tentent d'en faire fi. Concernant la restriction à la conduite des bateaux sur un plan d'eau, le seul titulaire de la juridiction est le Ministère des Transports fédéral.
Les conditions et la procédure afin d'arriver à une restriction sont d'ailleurs très bien expliquées dans le "Guide des administrations locales sur les restrictions à la conduite des bateaux" facilement disponible sur le site du ministère.
Exemple: la municipalité du Canton d'Orford a tenté sa chance trois fois plutôt qu'une, soit deux fois à la Chaîne des Lacs et une fois au lac Bowker, mais chaque fois fut retournée à ses devoirs par le Bureau de la Sécurité Nautique parce que ses demandes ne rencontrent pas les exigences du guide.
Même si le gouvernement fédéral montre une certaine ouverture au volet environnemental, il semble évident que le requérant devra étayer sa demande d'une réelle preuve scientifique spécifique au plan d'eau visé et non pas présenter un vulgaire ramassis de lieux communs. Les multiples chercheurs sollicités au cours des ans par l'EPA (Environmental Protection Agency) aux Etats-Unis ont toujours clairement spécifié que leurs conclusions ne s'appliquent qu'au plan d'eau pour lequel l'étude est menée et mettent en garde contre toute extrapolation.
Les opposants au nouveau règlement au lac Massawippi tout en demeurant vigilants peuvent quand même envisager l'avenir avec optimisme si tant est que les administrateurs municipaux veulent négocier. A titre d'exemple, citons l'exemple de lac Brome où une étude sérieuse a été produite l'an dernier, où la conclusion n'incrimine pas uniquement les embarcations à moteurs mais cible tous les responsables de la pollution du lac. La condition essentielle à la réussite étant une implication de chacun des responsables il est évident qu'un seul des acteurs ne peut devenir le "baudet" de la fable.
Malheureusement pour certains, l'argument " Moi ce n'est pas pareil…" n'est pas valable au niveau gouvernemental.

Christian Girouard, vice-président
Association de Nautisme, Pêche et Protection du lac Bowker.
Éric Kelly Remax

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