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Un projet littéraire audacieux pour Hervé Gagnon

Article mis en ligne le 17 avril 2008 à 5:39
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Un projet littéraire audacieux pour Hervé Gagnon
Hervé Gagnon est fier de lancer sa première série «Le Talisman de Nergal». Des personnages tels que des alchimistes, magiciens, templiers, prêtres et inquisiteurs se côtoient dans ce monde fantastique. (photo: Vincent Cliche)
Un projet littéraire audacieux pour Hervé Gagnon
Après deux ans de peaufinage, voilà que l’historien et écrivain, Hervé Gagnon, lance la saga fantastique «Le Talisman de Nergal». La série comprendra six tomes, dont les deux premiers, «L’Élu de Babylone» et «Le trésor de Salomon», sont déjà disponibles sur les tablettes.
Avec 10 000 copies de lancement, c’est sans contredit le plus grand défi qu’entreprend Hervé Gagnon depuis le début de sa carrière d’écrivain. «Je prends beaucoup de risques dans cette série et mes éditeurs en sont conscients», confie celui qui exerce aussi la profession d’historien.

En résumé, «La Talisman de Nergal» raconte les aventures d’un babylonien de 14 ans, Manaïl, choisi par la déesse Ishtar pour mener une quête ingrate. Lui seul possède le pouvoir de détruire un talisman maudit. Pour ce, il doit récupérer les fragments du talisman qui ont été cachés dans diverses périodes de l’histoire.

Avec une recherche historique précise, M. Gagnon s’est permis de contourner sa pratique d’historien en donnant un sens différent aux évènements réels. «J’ai fait tout ce que ma fonction m’interdisait. J’ai réinventé des parcelles de l’histoire tout en gardant le réel en image de fond. C’était un gros défi où je me suis amusé comme un petit fou», s’exclame l’écrivain.

Même s’il y a une possibilité que son produit soit exporté, il espère avant tout que son roman soit lu et que les jeunes le découvriront. «Je veux éveiller la curiosité des enfants et ouvrir leur esprit, les sensibiliser au fait que l’histoire est passionnante et ce, sans vouloir faire de la pédagogie», explique M. Gagnon. Deux semaines après le lancement, il reçoit déjà des commentaires élogieux qui ne peuvent que lui donner un bon pressentiment pour la suite. «On m’a même comparé à Philip Pullman (écrivain de la populaire série «À la croisée des mondes», récemment portée au grand écran). C’est un auteur que j’admire alors c’est très flatteur. Même ma mère de 73 ans a embarqué dans l’histoire. C’est bon signe», rigole ce dernier.
Une série prédestinée ou pur hasard?
Lors de la rédaction du premier tome, Hervé Gagnon a fait la découverte d’une coïncidence plutôt inusitée. Après avoir choisi le nom du personnage principal, Manaïl, il a consulté un recueil de la langue sumérienne pour savoir, par curiosité, la signification des trois syllabes du prénom, MA-NA-IL. «À ma grande surprise, j’ai découvert qu’elles signifient respectivement Homme, Poisson et Détruire. Étrangement, mon personnage est un homme-poisson dû à ses mains palmées qui doit détruire un talisman. Je n’en revenais tout simplement pas», s’étonne encore l’écrivain.
Pour ceux qui ont déjà dévoré les deux premiers romans, vous allez devoir vous armer de patience, car la sortie du troisième tome est prévue qu’en octobre prochain.

Par Pierre-Olivier Girard

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