Les agents de la Protection de la faune du Québec ont démantelé un réseau de pêcheurs clandestins, qui évoluaient dans le secteur de Mansonville et du lac Memphrémagog. (photo: Vincent Cliche)
Démantèlement d'un réseau de pêcheurs clandestins à Mansonville
Les agents de la Protection de la faune du Québec ont mis fin ce matin (28 mars) aux pratiques d'un réseau de pêcheurs clandestins, qui opéraient à Mansonville et sur le lac Memphrémagog.
Un peu plus de 70 agents de partout au Québec et deux escouades canines ont pris part à l'opération «Cougar». En tout, une trentaine de suspects ont été interrogés. Sur place, les autorités de la Protection de la faune ont perquisitionné 130 livres de perchaude, 50 livres d'achigan, 100 perchaudes entières, de la viande de gibier et de dindon sauvage, une motoneige, de l'équipement de pêche et des instruments servant à la préparation du poisson (emballeuse, balance, réfrigérateur).
Selon le directeur de la Protection de la faune pour la région de l'Estrie, Claude Beauchemin, il s'agit probablement d'une infime partie de ce que les individus ont pu recueillir depuis le début de leurs activités. «Chaque individu pouvait peut-être faire jusqu'à 15 000 $ par saison, juge-t-il. On enquête sur eux depuis deux, trois ans, alors ce qu'on a saisi, c'est peut-être le cinquantième ou le centième de leurs activités.»
Présentement, plus de 60 chefs d'accusation ont été comptabilisés. Si les individus sont reconnus coupables, ils sont passibles d'amendes pouvant totaliser 100 000 $. Les personnes rencontrées sont principalement soupçonnées d'avoir fait la vente et l'achat de poissons et de gibiers.
Selon les enquêteurs, le réseau réussissait à écouler ses stocks par ses connaissances. Aucune viande ne s'est retrouvée dans des commerces ou des restaurants de la région.
Les agents de la Protection de la faune du Québec ont pu mettre un terme à ces activités illégales grâce au public. «Nous avons reçu bon nombre de plaintes concernant cette région et nous avons décidé d'ouvrir une enquête, explique M. Beauchemin. C'est grâce au public si on réussit certains de nos démantèlements. Toutes les informations recueillies demeurent confidentielles.»
Maintenant, que fait-on avec toute cette viande perquisitionnée? Les aliments toujours frais seront distribués à des organismes philanthropiques.