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Construire une école en République dominicaine

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 24 mars 2008 à 5:55
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Construire une école en République dominicaine
À son arrivée en République dominicaine, les enfants du coin ont été contents d'apprendre qu'une école serait construite pour eux. Ici, on aperçoit Louis Hamel qui leur remet quelques cadeaux.
Construire une école en République dominicaine
Beaucoup de gens inscrivent dans leur carnet de voyages les endroits qu'ils ont visités ou bien les soubresauts de Dame nature. Louis Hamel a quant à lui inscrit un récit bien inhabituel, celui de la construction d'une école en République dominicaine.
Par sa propre initiative, ce Deauvillois s'est envolé vers la République dominicaine le 13 décembre dernier avec une idée en tête: y construire une maison d'enseignement dans un bidonville nommé Simon Bolivar, tout près de Santo Domingo.

À son arrivée en sol dominicain, M. Hamel était heureux de voir qu'un mur avait déjà été érigé sur le site d'accueil de la nouvelle école. «Je me suis approché et un gars s'est appuyé sur le mur. Il a plié en deux et nous avons été obligés de le détruire», raconte-t-il.

Décidément, son aventure a bien mal débuté. Les difficultés ont continué de s'accumuler. Pour amener les matériaux au site, les constructeurs devaient descendre à pied une côte assez abrupte d'une longueur d'environ 1000 pieds. «C'était du sport, dit Louis Hamel. Ça m'a quasiment coûté plus cher de ressources humaines que de matériel.»

Et comble de malheur, lors des derniers jours, l'un de ses employés a été victime d'une tentative de meurtre. «Ma femme (il a marié une Dominicaine l'an dernier) jouait aux dominos avec une de ses amies. Tout à coup, elle voit quelqu'un s'approcher d'un employé avec un grand couteau. À ce qu'il paraît, ce genre de couteau ne sert qu'à tuer, là-bas. En voyant ça, elle a pris la planche où les dominos reposaient et l'a lancée vers l'assaillant. L'employé a pu se sauver. Je dirais qu'elle lui a sauvé la vie.»
Une belle expérience malgré tout
Malgré toutes ces mésaventures, Louis Hamel a bien aimé son expérience en République dominicaine, qui s'est terminée le 22 février dernier. Il a pu solidifier les fondations de l'école et ériger ses quatre murs. Il compte y retourner pour terminer son travail.
Une fois l'école construite, ce sont les Frères des écoles chrétiennes qui prendront le flambeau. M. Hamel désire aussi y enseigner le français et quelques conseils d'hygiènes.

Pour continuer, le généreux homme d'affaires a besoin d'amasser environ 7200 $. Grâce à son site Internet www.donnez-en-direct.com), les gens peuvent contribuer à cette campagne. Dans une section spéciale, on peut voir les dons et les achats que le bienfaiteur a faits. «Tout l'argent amassé sera mis dans le projet. Ce que je fais est très transparent.»
Éric Kelly Remax

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